.o0° 27 °0o. [ Partie 1 ]

.o0° 27 °0o. [ Partie 1 ]
Désolé pour l'attente !

Voila enfin le chapitre 27. Il était trop long (si, si ^^), donc j'ai du le couper en deux. Mais ne vous inquiétez-pas, les deux parties sont mises en ligne en même temps =)

Bonne Lecture ! x3


____________________________________________


Tom : - Toutes ces semaines sans nouvelles... J'ai eu le temps de t'oublier.


Je serre les dents. De simples mots... Et pourtant, assembler dans cet ordre , et venant de Lui*, il font aussi mal qu'un couteau en plein coeur. Je sens deux sentiments m'envahir : la tristesse et la colère. Je décide de lasser sortir le deuxième, et je dis d'une voix forte.


Moi : - Je ne te comprend pas ! Tu me dis de ne pas t'oublier, mais tu fais tout pour que je le fasse !! J'ai essayé de t'appeller après avoir lu la lettre. Mais non, monsieur à changé de numéro...


Tom : - Des fans avaient mon numéro.


Moi : - Et t'aurais pas pu me prévenir ??


Le guitariste ne dit rien.


Moi : - Mais p*tain Tom, explique- moi !! Où est-ce qu'on en est ??


Tom repose sa guitare à côté de lui, et se lève. Durant un instant, je crois qu'il va sortir de la pièce, mais non. Il se contente de faire quelques pas, avant de s'arrêter, à côté de moi. Je le regarde, attendant une réponse. Mais il hausse simplement les épaules. Je ne réfléchit pas, et le giffle sans prévenir. Il me regarde fixement, ses yeux me clouent sur place. Je regretterais presque mon geste... Presque. On reste silencieux quelques longues secondes. J'ouvre la bouche la première, en reprenant ma voix forte et énervée :


Moi : - Alors comme ça, tu m'as oublié ? Moi j'avais pas le droit, et toi tu t'en donne l'autorisation !!?


Tom : - Miya..


Moi : - Mais quoi ??? Qu'est-ce que tu vas me dire ?? Que t'es passé à autre chose ? Que pour "m'oublier", comme tu le dis si bien tu t'es tapé des dizaines de filles ??


Tom : - Non..


Moi : - Ben vas-y, alors. Dis-moi ce que tu as à dire ! J'suis prête. J'en ai déjà assez reçu pas mal dans la gueule. Tu peux continuer. Un peu plus, un peu moins, après tout !!


Tom : - C'était... c'était dur de partir comme ça. J'avais vraiment le moral au plus bas, après.


Moi * d'une voix ironique * : - Oui, bien sûr.


Tom : - Crois-moi. Tu peux même demander à Bill.


Cet hypocrite à un petit sourire. Je le regarde fixement, attendant qu'il continue.


Tom : - Mais... j'ai finit par t'oublier. C'était un choix. J'ai choisis de t'oublier. Tu.. tu me faisais trop mal.


Je ne dis rien. C'est impossible. Comment peut-on choisir d'oublier quelqu'un ? Pendant toutes ces semaines, moi-même j'ai essayé de chasser Tom de mon esprit.. En vain. Je dis sur un ton très calme :


Moi : - Tu te moques de moi là, non?


Tom me regarde, comme s'il ne comprenait pas.


Moi : - Comment peut-on... "choisir" d'oublier quelqu'un ?? ... T-tu n'es pas le Tom que je pensais.. T'es le Tom des magazines. Celui qui baise, et qui oublie.



<< PdV Tom >>


Miya : - .... T'es le Tom des magazines. Celui qui baise, et qui oublie.


Non, Miya, je n'suis pas comme ça. Je ne suis plus comme ça. Tu m'as fait changer. Je ne pense pas être amoureux. Je ne sais pas ce que c'est, l'amour. J'ai peur de m'engager. C'était plus facile pour moi d'oublier. De t'oublier, d'oublier ton parfum, ta voix, tes baisers, ton souffle dans mon cou, la douceur de ta peau, ton visage, d'oublier ton nom même... J'aurais pu y arriver, oui. Mais le destin en a décidé autrement, et a fait que nos chemins se croisent encore.
Tu
pense être la seule qui souffre. Tu te trompes. C'est tellement dur de te voir là, en face de moi. Si tu savais à quel point je suis désolé. Désolé de t'avoir fait espérer, de t'avoir fait attendre.
M
ais tant de changements dans ma vie m'effraie. Je veux redevenir comme avant. Je veux faire passer le groupe avant mes histoires de couple.

Oublie-moi. Oublie nous.

J'ai murmuré ces quatre derniers mots, sans même m'en rendre compte.



<< PdV Miya >>


Tom : Oublie-moi. Oublie nous.


Je regarde le guitariste. Il a un air triste et signé, mais il a quand me murmuré ces mots. Je me mords la langue pour ne pas lacher la réplique acerbe qui me blait les lèvres. J'avale ma salive avec difficulté, une boule dans la gorge.


Moi : - Je euuh...


Je baisse les yeux une seconde, puis me reprend en le fixant dans les yeux :


Moi : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?



<< PdV Tom >>


On se regarde dans les yeux, un regard qui en dit long sur ce qu'elle pense.


Miya : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?


Je ne sais pas mentir, encore moins en regardant dans les yeux. Je détourne le regard.


Moi : - Oui... Je... je dois y aller, désolé.


Sans un regard de plus, je reprends ma guitare et marche vers la porte de la loge. Encore une fois, je m'enfuis devant elle. Comme un lâche... Je m'arrête, et respire profondément pour me calmer, mais mon coeur bat à mille à l'heure. Je fais un demi-tour sur moi-même, pour lui faire face. Une dernière fois. Son regard me transperce. Elle garde la tête-haute, malgré tout. Je l'admire, elle donne l'impression que sa fier et sa force sont incassables. Pourtant, le mal aise est presque palpable.
J
'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais me ravise. Après tout, que dire de plus ? Je baisse la tête et sort de la pièce, ma Gibson à la main.
Men
ti. Je lui ai menti. Pourquoi ? Peut-être pour qu'elle ne souffre pas... Ou du moins, qu'elle souffre le moins possible. Je marche à travers le couloir. Machinalement, je passe ma main à l'endroitj'ai reçu la giffle de Miya. Une voix m'appelle derrière moi.


... : - Tom !


Soula, je reconnais la voix de mon jumeau. Je me retourne. Il est seul. Je ne cherche pas à savoir où sont les autres. Je m'approche de lui, sans oser le regarder directement. Je remarque quand me que ses yeux se posent sur ma joue, sûrement rouge. De la honte. Oui, moi, Tom Kaulitz, je ressens de la honte à cet instant. Par pitié, Bill, ne me pose pas des questions... Mon jumeau à l'air d'entendre mes pensées, car il dit simplement :


Bill : - Il faut ... se préparer.


Moi : - J'arrive.


Je le suis dans le couloir. On entre dans une autre loge, Georg et Gustav sont en train de se faire installer leurs oreillettes. Monika et Sofia sont assises dans un canapé, et sont en train de plaisanter avec les deux G. Quand on entre, tout le monde se tait. Monika à l'air de chercher Miya des yeux.


Monika : - Elle est dans la loge ?


Mon frère hoche la tête, et la jeune fille sort de la pièce. Sans un regard pour personne, je vais m'assoire sur un fauteuil.



<< PdV Miya >>


Moi : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?


Tom détourne les yeux, et répond sans me regarder.


Tom : - Oui... Je... je dois y aller, désolé.


Je n'essaye pas de le retenir, je n'en vois même pas l'interêt. Le guitariste s'arrête devant la porte, il se tourne vers moi, et fait mine de vouloir dire quelque chose. Mais il se ravise, et sort de la loge sans un mot. Je bascule ma tête en arrière, et ferme les yeux. Dans ma tête, je me repasse la scène qui vient de se passer. Puis je rouvre les paupières et regarde autour de moi. Je suis seule, encore une fois. La lettre est posée sur le canapé, et j'ai toujours le médiator dans la main. Je remets tout dans ma poche, et sans regrets, je me dis que ça n'en ressortira pas de sitôt. Je me laisse glisser contre le mur, à côté du canapé. Assise par terre, je remonte mes genoux contre moi, et les entoure de mes bras. Je pose ma tête au-dessus, puis je ferme les yeux. Je ne pleure pas, non. Je n'en ai pas envie. Je me contente de réfléchir. Je ne vois pas le temps passer. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis assise là, le dos au mur. Ca pourrait être plusieurs minutes comme quelques heures.
M
ais le bruit de la porte qui s'ouvre me tire de mes pensées. J'ouvre les yeux et ve la tête. L'espoir de voir entrer Tom me traverse l'esprit, je dois l'avouer. Mais c'est Monika que je vois entrer et s'avancer vers moi. Elle s'assoit à té de moi.


Monika : - Ca va ?


Moi : - Gé-nial.


Mon amie passe un bras autour de mes épaules, puis dit avec un sourire :


Monika : - Dis, t'y es pas allé un peu fort ?


Je la regarde en arquant un sourcil, dans un geste d'incompréhension.


Monika : - Sa joue est toute rouge.


On éclate de rire dans un même mouvement.


Monika : - Non, sérieusement, que s'est-il passé ?


Moi : - Les retrouvailles... ne se sont pas passées comme j'avais osé l'espérer.


Monika a une petite grimace.


Moi : - Mais ca va. J'ai réfléchit et... je vais tourner la page. Ca sert à rien de se torturer comme ça. J'vais me comporter avec lui, comme s'il ne s'était rien passé. Je... il va faire pareil de son côté.


La brune me donne une petite accolade.


Monika : - C'est bien.


Elle se lève, puis me tend la main.


Monika : - Viens, le concert va commencer.


Je me redresse à mon tour, puis nous sortons de la loge. J'essaye de paraître normal, mais sans le vouloir, je viens de m'attribuer un rôle, un masque à porter. Faire comme s'il ne s'était jamais rien passé. Est-ce que ça serait si facile que ça ?
O
n entre dans une autre pièce. Les gars sont tous assis dans des fauteuils. Sofia est en train de redonner un coup de fond de teint à Tom. Je regarde Bill. On s'échange un petit sourire. Un technicien entre dans la loge, un talkie-walkie à la main. Il fait un signe de main aux garçons, qui se lèvent tous.


Bill : - C'est partit.



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Monika et moi sommes au pied d'un escalier en métal. Les gardes du corps, les techniciens, le groupe, tout le monde est présent. Les bras croisées sur ma poitrine, je regarde Tom, qui attend le signal pour monter sur scène. Il a l'air stressé ça se voit. Bien pâle sous son fond de teint, il essaye de se donner une contenance, et replace correctement la sangle de sa guitare sur son épaule. Je croise son regard. Sans savoir pourquoi, je souris, mais essaye de le cacher. Je fais mine de remettre ma ballerine, puis je me redresse. Tom ne me regarde plus, il a fermé les yeux. Les lumières s'éteignent dans la salle. Des hurlements, de plus en plus fort. Je tourne les yeux vers Monika, qui a un grand sourire accrocaux lèvres. On s'y croirait. Je tends l'oreille et remarque que les cris hystériques de la salle se transforment en "Wir wollen Tokio Hotel !". Je vois les lèvres du guitariste s'étirer en un petit sourire. Gustav monte sur scène, encore cachée par des plaques en métal. Il est suivit de Georg. C'est au tour de Tom. Il me jette un dernier regard, expire un bon coup, et monte les marches. De notre place, on le voit encore, sur le côté de la scène, caché derrière sa plaque. On voit aussi une partie de la salle. Monika me donne un petit coup de coude, et on voit Bill stresser dans son coin. Il doit passer par une entrée spéciale. On rigole, il nous entend. Il se force à sourire, mais ça se transforme en petite grimace. On lui crie que ça va bien se passer, il lève le pouce, et un technicien lui fait signe d'y aller. Je reporte mon attention sur Tom. Je le vois jeter un coup d'oeil à Gustav, puis à Georg. Ils rigolent en faisant un signe de tête. Il n'y a toujours aucune lumière. Tout à coup, l'intro commence. Des bruits de pas, puis des battements de coeur. J'ai l'impression que c'est les miens, je me balance d'un pied sur l'autre, je stresse. Je ne sais pas exactement pourquoi. L'intro continue : un bruit de porte qui grince. Les cris dans la salle redouble d'empleur. C'est énorme de voir tous ces bras levés, n'attendant qu'une seule chose : que le groupe apparaisse. "Willkommen in Tokio Hotel... Zimmer 483...". Cette voix grave résonne dans ma tête. "Zimmer 483... zimmer 483... 483". Une soudaine lumière blanche éclaire la scène, Tom et Georg se mettent en même temps à leur place. Au moment où le guitariste commence à jouer les premiers accords de Übers Ende Der Welt, les plaques de métal se lèvent lentement.
Le conc
ert commence. J'ai la chair de poule en regardant Tom. Il a les yeux baissés vers sa guitare, comme s'il n'osait pas les lever. Mais finalement, il finit par balayer la salle du regard. Même d'ici, on peut voir des étoiles naître dans ses yeux, les faisant pétiller.
Bill appar
aît enfin, sur une plate-forme qui se dresse face à la salle. Il est dans son élément, ça crève les yeux. Gustav est derrière sa batterie. Je crie à Monika, pour couvrir le bruit de la musique :


Moi : - Gustav à l'air en forme !!


Mon amie regarde le batteur et me répond :


Monika : - Ouais, il a l'air de ne plus trop avoir mal au ventre !


Moi : - Quoi ?


Monika : - Ouais, t'sais depuis la boîte de nu...


Mon amie s'arrête, regarde le batteur, et reprend :


Monika : - Tout à l'heure, Bill m'a dit qu'il souffrait de maux de ventre.


Moi : - Ah..


Je fronce les sourcils. Je n'ai pas très bien compris pourquoi Monika a faillit dire "depuis la boîte de nuit". Aucun souvenir ne m'est revenu, encore, et ça commence à m'inquiéter... Mais ce n'est pas tellement le moment de penser à ça. Je reporte mon attention sur le concert qui se roulait sous mes yeux.
Il
s sont fait pour ça. Tom veut faire passer le groupe avant le reste. Il a raison.... Je vais essayer de faire comme lui, je vais oublier ce qu'on a vécu tous les deux, je vais faire comme avant, comme quand on était juste des amis qui ne se prenaient pas la tête.

Le concert tire à sa fin. Les garçons vont attaquer la partie accoustique. On les voit quitter la scène. Tom, puis Georg, puis Gustav et enfin Bill passe à côté de nous. Ils ne nous remarquent à peine. Il échangent quelques mots, boivent un peu d'eau, prennent des serviettes. Le chanteur met la sienne autour de son cou, puis il nous cherche du regard. Il nous adresse un grand sourire. Sur la scène plongée dans le noir, on voit des personnes s'affairer à emmener une batterie pour Gustav sur l'avant-scène. D'autre ammène des tabourets, un autre micro. Quelques minutes plus tard, les jumeaux montent sur scène pour jouer In Die Nacht. Tom s'amuse à jeter un peu d'eau sur les fans, pendant que son frère fait des signes de main. Le chanteur crie quelques "Danke Schön", puis les deux s'installent sur leurs tabourets. Gustav et Georg nous rejoignent près des escaliers. On leur dit que le concert est fantastique, ils nous remercient, puis nous nous taisons pour écouter la chanson de Bill et Tom. Ils sont magnifiques, je trouve. Bill chante en regardant son frère, qui est concentré sur sa guitare. Plusieurs peluches attérissent à leurs pieds. Tom rigole, regarde les fans. On ressent l'émotion de cette chanson. Je sens ma gorge se serrer pendant que les jumeaux attaquent le dernier refrain. Il y a moins de cris dans la salle, pour cette chanson. Les derniers accords... Georg et Gustav se préparent à remonter sur scène...

Les garçons en sont à Rette Mich. Cette chanson qui est tellement belle et importante pour moi. Je sens mes jambes faiblirent. Après tout, nous n'avons pas bougé depuis le début du concert. Je m'avance pour m'assoire sur une des marches en métal. Je vois Saki prêt à m'arrêter, mais je lui fais signe que je reste ici. Il hoche la tête, et n'insiste pas. D'ici, je vois encore mieux l'avancée de la scène. Ils* sont là, en train de jouer cette magnifique mélodie. Je ne peux pas la retenir : cette unique larme qui s'échappe de mon oeil, pour glisser sur ma joue. La chanson est bientôt finit, quand Tom se retourne sur son tabouret pour nous faire face. Il continue de jouer, en nous cherchant des yeux. Il nous voit, ses yeux accrochent les miens comme des aimants. Ce contact ne dure que quelques secondes. Le guitariste reprend bien vite sa place initiale, face à la salle...



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On est dans une voiture qui nous emmène à l'hôtel des gaons. En effet, le groupe à demander à ce qu'on les attende là-bas après le concert. Au début, j'ai refusé. Je ne voulais pas. Je ne veux pas redevenir aussi proche d'eux que je ne l'étais auparavant. Ca m'a fait trop de mal. Mais j'ai finit par céder sous les demandes de Monika. Le concert était à peine finit quand on nous a dit qu'il fallait y aller maintenant, pour éviter au maximum les fans. Ce qui fait qu'on a pas eu le temps de voir le groupe entre temps.
On
arrive enfin à l'hôtel. Les gardes du corps nous escortent jusqu l'accueil pour que l'hôtesse nous délivre les numéros des chambres du groupe. Un des vigils nous propose d'attendre les garçons dans la chambre de Bill. Monika accepte avec plaisir. Moi, je ne dis rien. Je me contente de suivre le mouvement... On monte dans l'ascenceur. On traverse un couloir, puis un autre, et on s'arrête enfin devant une porte. On entre dans la magnifique suite de Bill. Les vigils nous laissent là.


Monika * en regardant autour d'elle * : - Et ben dis donc, y en a qui s'en font pas.


Moi * sans un sourire * : - Mh.


Monika : - Ca va pas ?


Moi : - J'ai peur.


Monika : - De quoi ?


Je ne répond pas tout de suite. Je vais ouvrir la baie vitrée. Je regarde par-dessus la balustrade, qui donne sur la rue.


Moi : - Que ca recommence.


Mon amie ne dit rien, et s'assoit dans un fauteuil situé à côté de la fenêtre.

On attend un long moment qui me semble une éternité. Je suis devant la grande fenêtre, silencieuse, quand la porte s'ouvre enfin. Bill entre, tout content.


Bill : - Ah, vous êtes là !


Monika : - Le concert était super !!


Bill : - Merci..^^


Le chanteur me regarde. Je lui tourne toujours le dos.


Bill : - Heummm Miya, ca va ? Enfin, j'veux dire, avec Tom, et tout ça.


Je tourne les talons et le regarde. Je répond le plus naturellement possible.


Moi : - Oui, on s'est arrangé.


Bill * en rigolant * : - Oui, j'ai cru comprendre.


Il doit sûrement faire allusion à la giffle. Je souris, et le brun annonce.


Bill : - Bon, j'vais chercher les autres.


Il sort de la pièce, et revient une petite minute plus tard, avec le reste du groupe. Je ne jette pas un seul regard à Tom.


Georg : - On sort, ce soir ?


Tom : - Ouais !


Bill * en s'adressant à Monika et à moi * : - Vous venez avec nous ?


Je vois le guitariste me regarder, l'air inquiet. Oh, t'en fais pas, je ne viendrais pas, j'en n'avait pas envie de toute façon.


Monika : - Oh ouii ! Pour moi, aucun problème ! Miya ?


Moi : - Non, j'suis fatiguée. J'vais rentrer à mon hôtel, et je vais aller me coucher.


Bill : - Mais... T'es sûre ?


Moi : - Oui certaine.


Je sens toujours le regard de Tom plan sur moi. Je n'en peux plus. La même impression qu l'hôpital : l'air est trop lourd, j'étouffe. Sans prévenir, je m'écarte de la fenêtre, et marche à toute vitesse vers la porte. Ils n'ont pas le temps de réagir que je suis dans le couloir. J'appuis plusieurs fois sur le bouton de l'ascenceur. Arrivée dans le hall, je me dépêche de sortir dutiment. J'arrive dans la rue. Un taxi passe, il ne me voit pas. Je lache un juron, puis j'entend une voix qui m'appelle.... d'en haut.


Monika : - Miyaa !!!


Je lève les yeux. Monika est au balcon de la chambre de Bill.


Monika : - Tu fais quoi ??


Je ne réponds pas, un autre taxi arrive. Je lui fait signe. Il ralentit et s'arrête devant moi. Je grimpe dans le véhicule, soulagée.

La tête poe contre la vitre, je me dis que je ne peux plus les revoir. C'est trop dur. Mon esprit vagabonde de pensée en pensée. Je me rappelle que je n'ai toujours pas les nouveaux numéros de portable des jumeaux. Puis je me reprends : ça ne me servirait plus à rien, de toute façon..
M
on téléphone vibre dans ma poche. Je regarde lcran. Monika essaye de m'appeller. Je laisse sonner. De toute façon, je sais ce qu'elle va me dire "Pourquoi t'es partie comme ça ? Reviens."
Durant le trajet jusqu'à mon tel, mon téléphone sonne plusieurs fois. Je surprend le regard agacé du chauffeur dans le troviseur.

J'arrive enfin dans ma chambre d'hôtel. Je sors mon portable de ma poche. D'inombrables appels manqués. Enorment de Monika, mais aussi quelques uns venant de numéros masqués. Je vois aussi un message non-lu. Il m'indique que j'ai un nouveau message dans ma bte vocale. J'hésite un long moment, puis finalement, je vais l'écouter.


Message : - Miya...? C'est Bill. Euuuh, j'sais pas trop pourquoi t'es partie comme ça. On a dit quelque chose de mal ou ...? Enfin bon, euuh.. J'aimerais que tu viennes à l'hôtel demain. En fait, j'aimerais qu'on passe un p'tit moment tous les deux, juste toi et moi. On pourra parler... Vers 13h.... ? J'espère que tu viendras. Tu peux m'appeller sur le portable de Monika si t'en as envie. J'te redonnerai mon numéro de portable demain si on se voit. Bisous...


Je raccroche et lance mon portable sur mon lit. Je ne sais pas encore si j'irai. Je décide d'aller prendre une douche avant d'aller me coucher. Je vais dans la salle de bain. Je me déshabille et me regarde dans le miroir. J'ai repris un peu de poid, mais je suis toujours très maigre... Je soupire et me glisse dans la douche. Je reste un long moment à laisser couler l'eau chaude sur mon corps. Ca me détend, j'arrive presque à oublier tous mes soucis...
Je so
rs et enfile un peignoir blanc. Je me remonte les cheveux à l'aide d'une pince, puis sors de la salle d'eau. Je ne sais pas quoi faire. Tout à l'heure j'étais fatiguée, mais là, la douche m'a réveillé et je n'ai plus envie d'aller me coucher. La télé... non, pas envie non plus. J'ouvre la baie vite et sors sur le balcon. Le vent est glacial, et me fait frissoner. Mais je reste là, à regarder les phares des voitures. J'imagine les garçons et Monika dans l'une d'elles, en train de se diriger vers une boîte de nuit. Je secoue la tête, et retourne dans ma chambre. Je vais me sécher rapidement les cheveux, j'enfile ma nuisette, et vais directement me coucher.
J
e mets un long moment à trouver le sommeil, repensant à cette journée. Tellement de choses se sont passées.. J'ai l'impression que j'ai quitté la France depuis une éternité...




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J'ouvre les yeux. La veille, je n'avais pas fermé les volets et ce matin, le soleil s'engouffre dans la chambre sans retenue. Je cligne plusieurs fois des paupres, puis me ve pour aller regarder par la fenêtre. Oh non, je dois être en train de rêver... Un tapis blanc recouvre les rues de Berlin, et la neige tombe en gros flocons sur la ville. Je me pince, mais non, c'est bien réel.


Moi : - Oh, c'est pas vrai...


Non, j'aime la neige, sauf quand elle arrive de façon inattendue. Je regarde l'heure. Il est près de 1Oh. Je prend mon portable et remarque que j'ai encore un appel manqué. Monika. Cet appel me fait penser que je ne sais toujours pas si je vais rejoindre Bill, aujourd'hui.
Je m'habille, songeuse. Je choisis un jean un peu évasé sur le bas, et un pull à lignes noires et blanches, avec capuche.
Je
me décide enfin. J'irais voir Bill. Il me manque, et passer un petit moment avec lui me ferait du bien. J'appelle l'accueil pour me faire monter un petit déjeuner. Séjourner dans un hôtel de luxe.. autant profiter, non ? Je déjeune sur mon lit, devant la télé.
Vers 12h, j'enfile des bottes beiges à talons, je prends mon sac à main, et sors de l'hôtel. A ma grande surprise, il fait un soleil radieux, mais il continue de neiger... Je remonte ma capuche sur mes cheveux et commence à trainer dans les rues. J'ai décidé de partir en avance, au cas où j'ai quelques soucis en chemin. Mon téléphone sonne dans ma poche. Un nouveau message, avec un numéro que je ne connais pas.


<< Coucou, c'est Bill. Toujours pas de nouvelles de toi... J'espère que tu viendras quand même. Bisous. >>


Je souris, et enregistre son nouveau numéro dans mon répertoire. Jecide de ne pas le prévenir de mon arrivée, et continue ma marche dans les rues de Berlin. Maintenant, je sais à peu prèsse trouve leurtel, même si je ne sais plus exactement le chemin pour y arriver. Au bout d'un moment, j'arrive à un carrefour, et me retrouve confronté à un choix : à gauche, à droite, ou tout droit ? .... Je m'arrête et soupire. A ce moment-là, deux jeunes filles passent à côté de moi. Vu leur allure, elles sont assez préssées. Sans trop le vouloir, j'entend un bout de leur conversation.


Fille 1 : - Bon, leur hôtel, ta copine nous a dit que c'était où déjà ?


Les deux filles s'arrêtent à quelques mètres devant moi. La deuxième demoiselle regarde rapidement autour d'elle. Puis elle dit en désignant la rue qui partait vers la droite.


Fille 2 : - Il me semble que c'est par là.


Sans attendre, les deux jeunes filles reprennent leur marche. J'hésite à les suivre. Après tout, ce n'est pas parcequ'elles ont un style rock-gothique qu'elles sont fans et qu'elles se dirigent vers l'tel de Tokio Hotel... Mais ça fait quand même beaucoup de coïncidences...
Je prends alors la route de droite, et bientôt, je reconnais le quartier. Une petite demie-heure plus tard, je sens que j'arrive aux environs de l'hôtel. En effet, je reconnais la grande bâtisse. D'ailleurs, l'entrée de celle-ci est bloquée par des dizaines de fans, qui attendent devant les portes. Je me mors la vre inférieure. Les choses se compliquent. Moi qui avait eu l'espoir stupide que j'allais rentrer calmement dans l'hôtel, et attendre le chanteur dans le hall... c'est raté. Je replace correctement ma capuche sur mes cheveux et glisse mes mains dans mes poches. Il ne me reste qu'une solution. Je sors mon portable et appelle Bill. Au bout de quelques sonnerie, le jeune homme décroche.


Bill : - Oui ?


Sur le coup, je crois reconnaître la voix de Tom. Mes doigts se crispent sur mon téléphone. Je dit à voix basse, en avisant une fille passant à côté de moi.


Moi : - Mh, Bill ?


Bill : - Miya ! Ca fait plaisir de t'entendre. Où es-tu ?


Moi : - En bas...


Je lève machinalement les yeux vers l'hôtel, puis je regarde les fans agglutinées devant les portes.


Bill : - Ah ok... Il y a pas mal de fans, non ?


Moi : - Oui pas mal, on peut dire ça comme ça.


Bill : - Bon je m'occupe de tout.


Sur ce, il me raccroche au nez sans que j'ai le temps d'ajouter quelque chose.


° Bon ben au moins c'est clair... °


Je me demande ce que je dois faire. M'approcher le plus possible des portes, ou rester en retrait ? Je choisis la deuxième option, et reste sur le trottoir en face de l'tel. Je souffle dans mes mains pour les réchauffer, il ne fait vraiment pas chaud aujourd'hui.
Des cris attirent mon attention :


Fan : - Regardeeeez ! Ya Tom à la fenêtre !!!


Je lève la te tellement brusquement que j'en ai mal à la nuque. En effet, Tom est bien là, à la fenêtre de sa chambre. Apparemment, il cherche quelque chose, ou quelqu'un des yeux. Nos regards se croisent. Je le vois sourire.


Fan : - Il m'a souriiiit !!


J'arque un sourcil, sans lacher le guitariste des yeux. Celui-ci lève ses deux mains, comme pour faire signe d'attendre. Il disparait de notre champ de vision, et revient quelques instants plus tard, le portable à la main. Les fans crient encore et encore... Tom colle soudainement son portable à son oreille et, à mon grand étonnement, j'entends mon portable vibrer dans mon sac. Je le sors et vois sur lcran qu'un numéro masqué essaye de m'appeller. Je regarde de nouveau le jeune homme, qui me fait signe decrocher. En essayant d'avoir une voix froide et sèche, je réponds.


Moi : - Ouais ?


Tom : - C'est Tom.


Moi : - Ca j'ai bien compris. Tu fais exprès de m'apeller en privé pour que j'ai toujours pas ton nouveau numéro ou c'est totalement involontaire ?


J'ai prononcé ces derniers mots avec tout le mépris que je peux laisser paraître. Sans lui laisser le temps d'en placer une, j'enchaîne.


Moi : - Pourquoi c'est toi qui m'apelle ? Où est Bill ?


Je lève les yeux vers Tom, qui est toujours perché à sa fenêtre. Il ne sourit plus, son visage est fermé, sans aucune expression particulière. Je continue :


Moi : - C'était lui que j'étais venue voir au départ...


Le jeune homme parle enfin :


Tom : - Je sais bien. C'est pour ça que j't'apelle.


Il fait une petite pause, puis reprend :


Tom : - Il t'attend dans la cour de derrière. Essaye d'être discrète en faisant le tour du bâtiment.


Moi * en le coupant à moitié * : - Merci, je sais être discrète.


Sans un mot de plus, je raccroche et range mon téléphone. Je lève les yeux vers la fenêtre de Tom. Je le vois écarter lentement son portable de son oreille. Il me jette un regard glacial, puis rentre dans la chambre, en refermant la fenêtre. Les fans lâchent des soupirs déçus. Je ne m'attarde pas, et commence à marcher sur le trottoir, en essayant d'avoir une allure normale. Je fais mine de continuer au bout de la rue, mais au dernier moment, je tourne pour contourner le bâtiment.

Quelques minutes plus tard, j'arrive enfin dans cette fameuse cour... qui estserte. J'arque un sourcil. J'espère pour Tom qu'il ne s'est pas foutu de moi... sinon ça risque de mal aller. Mais à cet instant précis, je vois une porte s'entr'ouvrir. Une masse de cheveux noirs en épis passe par l'embrasure. Les yeux noisettes de Bill parcourent la cour, et s'arrêtent sur moi. Il sourit, et me souffle :


Bill : - Miya. Viens vite là.


Je me dépêche de le rejoindre, il s'écarte pour me laisser entrer, et referme la porte derrière nous. Il m'adresse un sourire rayonnant :


Bill : - C'est bien que tu sois là.


Je ne pond rien, et regarde l'endroit dans lequel j'ai attérit. On est au bout d'un couloir mal éclairé, et vu l'odeur qui y règne, on doit être près des cuisines... Je retrousse le nez.


Bill : - Euuh ouais, ça sent pas très bon. Viens, on monte.


Il me prend la main pour m'entraîner, mais je ne bouge pas. Il me regarde avec un air étonné.


Moi : - "On monte" ? Ca veut dire qu'on ne sort pas de l'hôtel ? Bill, on était sencé être au calme...


Le chanteur a une grimace embêtée.


Bill : - J'suis désolé. Il y a trop de fans dehors pour le moment. Les gardes du corps nous interdisent de sortir. Même pour venir te chercher ici, j'ai du passer dans leur dos.


Je suis un peu déçue, mais essaye de comprendre la situation.
Bill me guide jusque dans les étages. On prend les escaliers pour éviter les gardes du corps. Arri devant la porte de ltage où se situe sa chambre, il s'arrête et se tourne vers moi. Il me dit en chuchotant :


Bill : - Bon, t'as déjà vu les films Mission Impossible ?


Je retiens un petit rire.


Moi : - Bill, c'est ridicule.


Bill : - Nan, j'te promets, 'faut faire pareil... Du genre regarder à chaque angle de mur pour vérifier que la voie est libre.. T'es prête ?


J'hoche la tête en souriant. Son côté enfantin m'a toujours amusé...


Bill : - Let's go.


Il ouvre la porte et passe la tête pour voir s'il y a quelqu'un.


Moi : - Eh Billou, avec ta touffe, dans le genre discret, j'ai vu mieux, hein.


Bill : - Chuuut, tu vas faire échouer la mission.


Le brun sort de la cage d'escalier, et s'introduit dans le couloir avec la marche d'un agent secret. De ma place, je l'observe, et trouve la situation tellement stupide que je suis prise d'un fou rire incontrolable. Je plaque ma main contre ma bouche pour essayer de faire le moins de bruit possible. Bill est col contre le mur en face de moi. Il à l'air également au bord du fou rire, mais en bon espion qu'il est, il essaye de garder son sérieux.


Bill : - Miya... Arrête tes puérilités et redeviens sérieuse.


Mon rire s'accentuent. Entre deux rires, j'arrive à articuler :


Moi : - C'est moi qui suis puérile ??


Bill ne peut plus se retenir, et éclate d'un grand rire.


Bill : - Allez, viens.


Je traverse le couloir, et m'adosse au mur, à côté de lui. Mon rire se dissipe peu à peu. Je le regarde dans les yeux, et dit avec un sourire.


Moi : - Merci.


Bill : - Pour quoi ?


Moi : - J'sais pas... Ca fait à peine un quart d'heure qu'on est ensemble et déjà, tout me parait plus... facile.


Le chanteur me sourit, et nous nous rendons dans sa chambre. Il ouvre la porte, et apparemment, il s'attendait à ce qu'elle soit vide, car il s'arrête en voyant son frère dans un fauteuil.


Bill : - Ah, t'es là.


J'arrive derrière Bill et regarde par-dessus son épaule pour voir ce qu'il se passe. A mon tour, je vois Tom. Je baisse les yeux.


° Non, Miya, tu dois tourner la page. Tourner la page, n'oublie pas °


Je respire profondemment, puis affronte de nouveau le regard du guitariste. Bill entre dans sa chambre, et s'assoit sur son lit. Il nous regarde alternativement, Tom et moi.
Avec un air hautain, je dévisage le dreadé. Celui-ci plisse les yeux. Un silence s'installe, accompagné d'un grand malaise. Enfin, Tom secide à se lever. Il dit d'une voix ironique, qui ne me plait pas du tout.


Tom : - Bon, vous devez avoir beaucoup de choses à vous raconter.


Je suis toujours devant la porte. Je fais un pas sur le côté pour le laisser passer. Le guitariste s'arrête à côté de moi, me regarde bizarrement, puis sort de la pièce en claquant la porte. Je ne dis rien...


Bill : - Eh ben... on peut voir que Mr Tom Kaulitz est de bonne humeur...


Moi : - Mh.


Je bouge enfin. Je pose mon sac à main sur une petite table et me laisse tomber à côté de Bill. Celui-ci me regarde fixement.


Bill : - Ca va pas trop entre vous deux, hein?


J'hausse les épaules.


Bill : - Il s'est passé quoi dans la loge, hier soir.. avant le concert. Tom n'a rien voulu me dire.


J'hésite à lui raconter... Mais finalement je me lance :


Moi : - On... on a décidé.. Enfin, j'ai décidé, parceque lui c'était fait depuis longtemps apparemment. J'ai décidé de tourner la page et..


Bill * me coupant * : - Il t'a dit ça ?


Je le regarde, surprise.


Moi : - Ben oui. Il m'a dit que... qu'il avait eu le temps de m'oublier.. Enfin, c'genre de truc.


Bill paraît soudainement pensif.


Bill : - Ah..


Moi : - Pourquoi, ça te surprend ?


Bill : - Euuh.. enfin.... Bon, continue.


Moi : - Bill, t'as pas dit non.


Bill : - Continue, je te dis.


Moi : - ..... Ben en fait, ça se résume à ça : je vais tourner la page.


Je me tais un instant. Puis continue de me confier :


Moi : J'ai... j'ai trop souffert au final, avec cette relation. Je pense qu'il vaut mieux que je passe à autre chose. J'vais profiter... On n'est pas jeune toute sa vie, hein ?


Je force un sourire.



<< PdV Bill >>


Miya : - J'ai... j'ai trop souffert au final, avec cette relation. Je pense qu'il vaut mieux que je passe à autre chose. J'vais profiter... On n'est pas jeune toute sa vie, hein ?


Oh Gott, j'ai l'impression d'entendre Tom. Les mêmes mots, la même façon de penser. J'ai un faible sourire en guise de réponse. Perdu dans mes pensées, je me demande si mon jumeau a vraiment eu le temps d'oublier Miya, comme il le lui a dit. J'en doute mais... qui sait ? Tom restera toujours Tom, après tout.
J
'ai deviné le petit jeu qui va rement s'installer entre eux... Ils vont essayer de rendre l'autre jaloux, chacun leur tour... Et c'est à celui qui craquera le premier.. Je me demande comme ça va se finir. Je joue machinalement avec mes bracelets. Miya semble remarquer mon air songeur :


Miya : - Tu penses à quoi ?


Je réponds en toute honnêteté, comme à mon habitude.


Moi : - A toi et à Tom... J'me demande comment ça va se finir, cette histoire.


Miya : - C'est déjà finit, Bill. Entre lui et moi, il n'y a plus rien.


J'aurais tellement aimé la croire...

# Posté le lundi 30 juin 2008 09:37

Modifié le mardi 22 juillet 2008 07:12

.o0° 27 °0o. [ Partie 2 ]

.o0° 27 °0o. [ Partie 2 ]
Et voici directement la 2eme partie ;-)

N'oubliez pas de lâcher vos commentaires... !

Bisous








__________________________________________




<< PdV Miya >>


Moi : - C'est déjà finit, Bill. Entre lui et moi, il n'y a plus rien.


Je n'attend pas de réponse, et roule sur le lit pour me retrouver à plat ventre. Je ne sais pas trop quoi dire, ou faire. Une idée soudaine me vient à l'esprit :


Moi : - On prend des photos ?


Bill : - Pardon ?


Moi : - Des photos. Avec tous les shootings que tu fais, ne me dis pas que tu sais pas ce que c'est.


Je rigole et fouille dans mon sac pour en sortir mon petit appareil photo numérique.
Pendant près d'une demie-heure, on s'amuse à prendre plein de photos. Des grimaces, des mines sérieuses, des éclats de rire. Au final, on a de tout. On s'installe confortablement sur son lit pour passer en revue tous les clichés. Il fait défiler les photos une par une sur mon appareil photo, pendant que je pose ma te sur son épaule. Il s'arrête sur une où il fait une tête horrible. Jclate de rire, pendant qu'il grogne :


Bill : - Ahh pitié, j'peux la supprimer ??


Je lui prends l'appareil photo des mains.


Moi : - Alors là, pas question.


Bill : - >< Si elle se retrouve sur le net, tu le paieras très cher.


Moi : - T'inquiètes mon Billou, j'la garde plutôt pour te faire du chantage si un jour j'en ai besoin.


Bill : - Me voilà rassuré -__-"


Moi : - Au fait, Monika est là ?


Bill : - Ben elle était rentrée chez elle pour la nuit, mais elle nous a dit qu'elle essairait de venir aujourd'hui.


On reste un moment comme ça, sans bouger, et sans rien dire. Mais soudainement, la porte de la chambre s'ouvre, laissant justement entrer Monika.


Monika : - C'est moiiiiii !


Moi : - Coucou...


Monika s'arrête en nous voyant allongés sur le lit du chanteur, ma tête posée sur l'épaule de celui-ci.


Monika : - Oups, je dérange ?


Moi : - Non, non.


La brune doit sûrement remarquer mon ton par très convaincu mais elle fait mine de rien. La porte s'ouvre de nouveau, Georg et Gustav entrent dans la chambre. Je me redresse.


Georg & Gus' : - Salut Miya.


Moi : - Salut, les gars.


Le batteur et le bassiste déplacent un cana pour le mettre face au lit, et il s'installent dessus, accompags de Monika. Les trois nous regardent un long moment. Pour la journée seulement avec Bill, c'est raté... Je regarde le brun. Vu sa mine renfrognée, il doit penser pareil..


Georg : - Bon, on fait quoi aujourd'hui ?


Gustav : - Bill, tu voulais pas aller à Tazuma ?


Je sens Bill hausser les épaules.


Bill : - Saki et les autres voulaient même pas que j'aille chercher Miya en bas... Alors sortir en ville, j'en doute fortement...


Georg et Gustav échange un regard, puis le bassiste se lève et sort de la pièce en nous lançant :


Georg : - J'vais arranger ça. J'suis là dans 1O minutes maxi ^^


On reste là, tous les quatre, à s'observer à la dérobée, en restant silencieux. Je repose ma te sur l'épaule du brun. Je prend un air sinvolte et pose une question que j'avais très envie de poser :


Moi : - Il est où, Tom ?


Je sens les yeux de Bill se poser sur moi, et Gustav répond :


Gustav : - Dans sa chambre. Il m'a dit qu'il nous rejoindrait après. Il ne devrait pas tarder.


Monika et Gustav commence à parler de musique, et découvrent avec plaisir qu'ils écoutent à peu près les mêmes choses. A vrai dire, ça m'étonne un peu. Je n'aurais pas pensé que Monika était le genre de fille à écouter du Metallica... Silencieuse, je regarde une nouvelle fois les photos que j'ai prises avec Bill, un petit sourire accroc aux lèvres.

Enfin, Georg revient.


Bill & Gustav & Monika : - Alors ?


Le bassiste sourit :


Georg : - C'était pas facile.... mais c'est bon. On a l'autorisation.


Bill : - C'est sérieux ?


Georg : - Ouep'. Par contre, Saki a insisté pour qu'il y ait des gardes du corps qui nous accompagnent. Mais j'ai à mon tour arrangé le truc pour qu'ils restent à l'entrée de chaque boutique.


Georg a un air fier de lui, cela me fait sourire. Celui-ci ajoute, et je remarque qu'il me regarde en disant ça :


Georg : - Ah et Tom arrive.


Je baisse les yeux, puis reprend vite une attitude normale. Le guitariste entre dans la pce, et quand il nous voit allongés sur le lit, il fronce légèrement les sourcils. Un geste furtif, qui ne dure qu'une fraction de seconde, mais je l'ai quand même remarqué. Je fais un petit sourire narquois. On va s'amuser, Tom...


Bill : - Tu viens avec nous, Tom ?


Tom : - Où ça ?


Bill : - En ville. J'voulais passer à Tazuma, ça fait une occasion.


Tom * après un court instant de réfléxion * : - Oui, je viens.


Un peu après, on sort tous de la chambre. Un garde du corps est dans le couloir. Il doit nous accompagner jusqu'à la voiture, sans qu'il y ait de problème. On s'apprête à tous monter dans l'ascenceur, quand il nous arrête. Il prére qu'on y aille pas tous enme temps. Il veut qu'on descende deux par deux, et insiste pour que Bill soit dans les premiers. Le chanteur se tourne vers nous et demande en me fixant :


Bill : - Bon, qui vient avec moi ?


J'ouvre la bouche pour dire que je suis volontaire, mais Monika me prend de court :


Monika : - Moi !


Le garde du corps se contente de cette réponse. Il dit de se depêcher. Bill et Monika montent dans l'ascenceur. Juste avant que les portes de l'appareil se referment, je vois l'air embêté du chanteur, et le petit sourire en coin de la jeune fille. Je me demande à quoi elle joue, puis m'adosse au mur du couloir.
U
n petit moment après, le garde du corps revient. Tout naturellement, les deux G le suivent dans l'ascenceur. Je me retrouve seule avec Tom. Je suis contre le mur, il est contre celui d'en face. On s'observe chacun notre tour, en faisant semlant de ne pas remarquer que l'autre faisait pareil.


Tom : - Je crois qu...


Mais je n'ai pas le temps de savoir ce que crois le guitariste, car l'ascenceur arrive. Le garde du corps nous fait signe de se dépêcher. Dans l'appareil, Tom et moi nous retrouvons collés, te à côte.


Moi * me murmurant à moi-même * : - Génial... -_-"


Je suis certaine que le guitariste à tout entendu, mais il reste de marbre. On arrive dans le hall, mais le garde du corps nous dirige sans ménagement par là où j'étais arrie, c'est à dire l'ente des cuisines. On traverse le couloir à l'odeur ignoble, et on arrive enfin devant la porte qui mène dans la cour arrière. Le gorille (le garde du corps, pour ceux qui ont pas compris) pousse le batant et jette un coup d'oeil dehors. Tom le regarde en arquant un sourcil. Il souffle :


Tom : - Au cas où il y ait une soucoupe volante qui aurait attérit depuis qu'il a emmené Gusti et Georg.... ><


Je souris et nous sortons dans la petite cour, où un gros van noir nous attend. On monte dans le véhicule, Tom en premier. La malchance me poursuit, et je suis obligée de m'assoire à côté de lui.. C'est la seule place restante. Heureusement, Bill est également à côté de moi, à ma droite.
Le t
rajet se fait dans un silence presque complet. Je vois enfin le centre commercial à travers la vitre. Le chauffeur décide d'aller se garer dans le parking souterrain. "Plus discret", dit-il. La voiture arrêtée, un garde du corps nous ouvre la portière, pendant qu'un autre s'apprête à nous accompagner jusqu'à l'intérieur du centre commercial. Bill et Georg enfilent chacun une casquette. Tom et Gustav ont toujours la leur vissée sur leur tête. Le chanteur me conseille de camoufler également. Je remonte ma capuche sur ma tête, et mets mes lunettes de soleil. On arrive dans le centre commercial. Rapidement, on passe devant la boutique Tazuma. Bill s'arrête.


Bill : - Bon, moi j'vais là. Qui vient ?


Moi & Tom : - Moi.


Gustav : - Moi, j'vais aller me racheter mes baskets, dans la boutique d'à côté.


Georg : - J'viens avec toi.


Gustav : - Monika ? Tu viens avec nous ?


Monika : - Oui ! =)


Le garde du corps n'a pas l'air ravi face à l'idée qu'on se sépare, mais les boutiques sont à côté, et le centre commercial et presque désert. Il cède finalement, et Tom, Bill et moi entrons dans Tazuma...
Le
chanteur se dirigea instantament vers un rayon, comme s'il avait fait cela toute sa vie.. Son frère le suit avec un peu moins d'entrain. Je jette un coup d'oeil derrière moi et remarque le garde du corps, qui était posté près de la porte du magasin. Je rejoinds finalement les garçons dans un rayon où sont exposés des dizaines de jean.
T
out en regardant les pantalons, je m'adresse a Bill :


Moi : - Dis-moi, Bill... euuh... t'as combien de pantalons en tout ?


Le brun me regarde en arquant un sourcil.


Bill : - Beeeen j'sais pas, pourquoi ?


Moi : - Il t'en faut toujours plus.


Je rigole, suivie par Tom. Bill nous regarde en plissant les yeux. Il marmonne en retournant à ses jeans :


Bill : - Bande de jaloux, va... ><


Je jette un coup d'oeil à Tom, qui regarde un jean, l'air pensif. Je souris intérieurement et fait exprès de regarder fixement un jeune vendeur qui passait ps de nous. Le jeune homme est pas mal du tout... Le jeu peut commencer, Tom. Le guitariste à remarqué mon regard, et a un sourire en coin. Je me dirige vers de jolis t-shirt. Le vendeur s'approche de moi en me demandant si j'avais besoin de quelque chose. Je lui fais un sourire resplendissant :


Moi : - Non merci, je regarde juste.


Le vendeur incline la tête et s'éloigne. Je surprend l'oeil noir de Tom. Je lui lance :


Moi : - Qu'est-ce qu'il y a ??


Tom : - J'ai dit quelque chose ?


Moi : - Nan, tu l'as pensé.


Tom : - Tss.


Le guitariste se détourne et va voir son frère.



<< PdV Tom >>


Le vendeur s'approche de Miya, et lui demande si elle a besoin de quelque chose. Elle lui fait un sourire éblouissant. Je me surprend à me demander si elle m'a déjà sourit comme ça. Sûrement. Mais pourquoi je ne m'en souviens pas ? Je jette un regard mauvais au vendeur.


Miya : - Qu'est-ce qu'il y a ??


Moi : - J'ai dit quelque chose ?


Elle répond du tac au tac :


Miya : - Nan, tu l'as pensé.


Moi : - Tss.


Je trouve ma réponse pitoyable, mais rien d'autre ne m'est venu à l'esprit. Je rejoinds mon jumeau, qui est toujours près des jeans. Il en a dé trois dans les bras. Je regarde les tements.


Moi : - Comment peut-on s'habiller avec des fringues aussi serrées ?!


Bill sourit.


Bill : - Question d'habitude. Moi je me suis toujours demandé comment tu pouvais bouger dans tes vêtements XXL...


Moi : - Ben moi au moins j'ai de la place.


Bill : - Ah ça c'est sûr. Tu nages dans tes vêtements.


Mon jumeau a un rire léger. Je l'observe un moment. Bientôt, il a une montagne de vêtements dans les bras.


Moi : - Euuuuh... tu vas acheté tout ça ??


Bill * la voix un peu étouffée derrière les habits * : - Humf nan... Faut que j'aille essayer.


Je me passe la main dans la nuque, en mordillant mon piercing.


Bill : - Tu m'aides pas ?


Moi : - Euuuh..


Bill : - Tom !


Moi : - C'est bon, c'est bon !! Humour, frérot, humour !


Je prend un jean qui dépasse du tas, et commence à marcher vers les cabines d'essayage. Mais je remarque que Bill ne me suit pas. Je m'arrête et le regarde.


Moi : - Tu viens pas ?


Les yeux de mon frère s'agrandissent.


Moi : - Bah quoi ?


Bill : - Tu t'fous de moi ??? O_O


Moi : - Beeeeeeeeeen j'crois pas.... oÔ


Bill : - UN JEAN ??? J'en ai cinquante dans les bras, et t'en prend qu'UN ??


Je me mords les lèvres pour ne pas éclater de rire face à l'expression de Bill. Je marche vers lui et prend un t-shirt qui passe du lot.


Moi : - Vala =D


Je lui tourne le dos pour aller vers les cabines. Cette fois, il me suit en me maudissant à voix basse. Je jubile inrieurement. Je m'assois sur un fauteuil situé pas loin des cabines. Bill passe devant moi en me prenant ses vêtements des mains. Je lui fais un grand sourire, et il s'appte à entrer dans la seule cabine disponible. Mais une voix minine nous parvient :


... : - Oh casse-toi, l'hérisson. C'est ma cabine.


Surpris, je tourne la tête vers la fille qui vient de parler. Des yeux verts, presque les mêmes que Miya, des cheveux châtins légèrement ondulés. J'arque un sourcil. Elle a un air déterminé, et tient plusieurs vêtements dans les mains. Elle a bien dit "risson" ? Elle parlait à Bill ? Je regarde mon frère, qui a l'air aussi surpris que moi. Il la regarde avec un air interdit. Puis il se ressaisit quand la jeune fille se poste devant lui. Elle est un peu plus petite que mon jumeau, mais elle ne semonte pas.


Bill : - Pardon ? oÔ


Jeune fille : - J'ai dit : Casse-toi, l'hérisson, c'est ma cabine.


Elle insiste de nouveau sur le "ma". Bill a un sourire ironique.


Bill : - Ta cabine !? Voyez-vous ça. ^^


Je regarde la scène en silence, me retenant de rire. La jeune fille a un très léger accent... le même que Miya. Elle est française ? oÔ


Jeune fille : - Ouais, ma cabine, j'l'ai vu avant toi.


Bill : - Nan mais je rêve.


Il s'apprête à entrer dans la cabine, quand la demoiselle le devance. Elle referme le rideau d'un coup sec après avoir adressé un sourire glacial à mon fre. Je ne contiens plus, et lâche un éclat de rire. Je me lève, et rejoinds Bill, qui a les yeux écarquils, plantés sur le rideau qui venait de se refermer. Je lui tape lpaule, un sourire aux lèvres.


Moi : - Tout va bien, p'tit frère ?


Bill lâche soudainement toutes les fringues qu'il a dans les bras. J'hausse un sourcil.


Bill * bégayant * : - P'tain, elle... elle...


Moi : - Elle t'as pas reconnu, ouais =/


Bill : - N-non... El...elle...


Ouh là, ça va pas fort.


Moi : - Elle.... t'as prit la cabine ?


Bill : - Ouiiiiiiiiii ! T_T


Je le regarde fixement, comme s'il devenait fou.


Bill * criant à la jeune fille * : - Sort de làààà !! J'étais là avant toi !!!


Il tape du pied par terre, comme ferait un gamin de cinq ans qui n'a pas ce qu'il veut.


Bill : - J'suis Bill Kaulitz-euuuuh !!


Moi * en regardant autour de nous * : - Euuuh ouais, si tu pouvais le crier un tout p'tit peu moins fort.. héhé.


Mon frère ne fait pas attention à ce que je dis, et continue sa crise.


Bill : - Espèce de... * il s'interrompt et se tourne vers moi * Comment on dit ?


Moi : - Comment on dit quoi ?


Bill : - J'sais pas un insulte pour une ... FILLE !


Moi : - Peste, garce, traînée, ... ?


Bill : - -__-"... J'vais me débrouiller...


Il se retourne vers la cabine :


Bill : - Casse toiiii !!! T'as pas le droit ! J'étais là avant toi ! Merde !!!


Je continue d'observer mon jumeau. La scène aurait pu être pathétique si elle n'était pas si comique. Mon frère se tourne vers moi, l'air dépité.


Bill : - Tommi ! Toi qui t'y connais super bien en fille, tu peux pas essayer de la faire sortir ?


Je baisse la tête, l'air faussement découragé.


Moi : - Espèce de crétin...


Bill : - Quoi ?


Moi : - Ouvre le rideau.... -____-"


Sans attendre de réponse, je m'approche de la cabine et ouvre le rideau d'un coup sec. Je me retrouve face à la jeune fille, qui, apparemment, s'apprête à retirer son haut pour essayer un t-shirt. Elle stoppe son geste, et me regarde. Elle croise les bras et lache :


Jeune fille : - Ohlà, poulpette, on se calme. On range les mains, les yeux, les queues, et on referme le rideau tout de suite.


Elle essaye de refermer la cabine, mais je tiens fermement le rideau. Elle me regarde en arquant un sourcil.


Moi : - On va directement dans la familiarité, ça me plait.


Je lui lache mon plus beau sourire. Celui qui fait craquer des millions de filles.... Pas elle. Elle me jette un regard glacial. Je ne m'en formalise pas, et continue sur ma lancée.


Moi : - Bon écoute, ma jolie, tu sors de la cabine, ok ?


Jeune fille : - Pour toi, y a pas de "ma jolie", ça reste Kate.. Et non, je ne vois pas pourquoi je te ferais le plaisir de sortir.... Surtout que je suis à moitié déssappée.


A ma grande surprise, la nommée Kate m'adresse un petit sourire en coin, puis elle parvient enfin à refermer le rideau. Je reste bouche e devant le tissu beige déla qui ferme la cabine. J'entends le rire de Bill derrière moi. Je me retourne lentement.


Moi : - Elle.... oh Gott, elle...


Bill : - Elle t'a carrément envoyé chier...


Moi : - M-mais... c'est la première fois !!


Bill : - Ouais, je sais. C'est dur... Ton ego en a prit un coup, nan ?


Je ne répond pas, essayant de reprendre mes esprits.


Bill : - Même si elle m'a prit ma cabine, j'l'aime bien =D


Moi : - Ferme-la... ><



<< PdV Miya >>


Je passe un petit bout de temps à traîner dans le magasin. Au bout d'un moment, j'entend un petit "J'suis Bill Kaulitz-euuuuh !!".


° Où est-ce qu'ils sont partis se fourrer, encore ? °


Je décide de ne pas les rejoindre tout de suite. Je continue de faire le tour du magasin. Enfin, je passe devant les cabines d'essayage. Je vois Bill, un tas de vêtements à ses pieds. Tom est devant une cabine. Le rideau est ouvert, laissant entre-voir une jeune fille, le t-shirt à moitié enlevé. Le guitariste est planté devant. Je plisse les yeux en le regardant. C'est bon, il veut pas une loupe, non plus ? La jeune fille referme la cabine avec un sourire en coin. Les jumeaux échangent quelques phrases, mais je suis trop loin pour les entendre.
Je reste là, sans bouger, jusqu'à ce que la fille sorte enfin de la cabine. Tom et Bill sont toujours devant elle. Elle les dévisage, en se retenant de sourire. Je remarque que le guitariste ne se gêne pas pour la regarder de haut en bas. Je décide d'intervenir. Je m'approche et m'arrête juste derrre Tom.


Moi : - Ca va ? Tu veux une bassine, pour baver tranquille ? Ou un torchon suffira ?


Le dreadé se retourne vers moi, l'air neutre. Il a complètement l'air de se moquer de ce que je raconte. Je m'attaque donc à la fille.


Moi : - Que dirais-tu de dégager rapidement ?


Je sens une main se poser sur mon bras.


Bill : - Calme-toi Miya.


Moi : - Et pourquoi ça ?


Le chanteur ouvre la bouche pour répondre, mais la jeune fille le devance.


Jeune fille : - Et toi, que dirais-tu de te la fermer un peu ?


J'écarquille les yeux.


Moi : - Mais pour qui tu te prends ?


Bill me tient toujours le bras. Je lui lance d'une voix sèche.


Moi : - C'est bon, Bill, j'vais pas lui sauter dessus.


Jeune fille : - Quel dommage...


Sa voix est pleine d'ironie.


Tom : - Hmmm ok. On se calme, les filles, ok ?


Jeune fille & Moi : - Mais non !


Je la regarde avec des yeux pleins de mépris.


Tom : - Miya, Kate.... On reste zeeeeeen !!


Kate ? Alors, c'est ça, son prénom ? Et comment ca se fait qu'il le connaisse ?? Sous mes yeux effarés, Tom se rapproche de la fille, il lui glisse quelques mots à l'oreille. Elle sourit, les yeux fixés sur Bill. Je me retiens pour ne pas exploser. Mais il va s'écarter d'elle, oui ou non ? Je commence à me demander si avoir provoquer Tom avec le vendeur est une bonne idée... Mais puisqu'il veut jouer, on va jouer. J'essaye de me calmer. Ma respiration devient plus calme, plus régulière. Je souris ironiquement.


Moi : - ...Kate, c'est ça ?? ... C'est charmant... Je suis... comment on dit ?... enchantée de te rencontrer.


Gagné. Le guitariste se tourne vers moi, l'air surpris. Kate et Bill font de même. Je ne me démonte pas et plante mon regard dans les yeux de Tom.




_____________________________________________



Et voi !!! solée si j'ai été un peu lente à poster. Mais comme vous pouvez le voir, le chapitre est assez long et je voulais qu'il soit bien écrit.

A votre avis, qui est cette fameuse Kate ? Et quel rôle va-t-elle jouer dans l'histoire ?


Merci à Kusiine de m'avoir aidé pour l'écriture du chapitre. Je t'aime <3


Je serais absente à partir du 16 pendant une semaine environ.. Pas de news pendant ce temps là... =/

Mais lachez vos commentaires, je voudrais en voir pleiiins quand je reviendrai =DD

# Posté le lundi 14 juillet 2008 10:27

Modifié le lundi 14 juillet 2008 18:46

Summer's Holidays !

Summer's Holidays !
Désolé, je pars du 2 août jusqu'au 17 environ...

Donc pas de news pendant ce temps.

Mais ne vous inquiétez-pas, je vais profiter de ces vacances pour écrire un maximum !! =DD


Continuez à lacher des commentaires !

Que pensez-vous qu'il va se passer par la suite ? Faites vos propositions ! =)

Bisous.

# Posté le vendredi 01 août 2008 10:04

.o0° 28 °0o.[Partie 1]

Je ne me démonte pas et plante mon regard dans les yeux de Tom.


Bill : - Bon... C'est pas que je veux casser le truc, mais j'pourrais essayer mes fringues ?


Lentement, je tourne les yeux vers lui, pendant que le guitariste rigole.


Moi * d'une voix froide * : - Oui, et après on se casse d'ici.


Kate * à mi-voix * : - Quelle bonne idée.


Je fais mine de n'avoir rien entendu, et croise mes bras sur mon ventre. Je lache d'une voix impatiente :


Moi : - Bill, tu te bouges !?


Bill : - Oui, oui, j'y vais.


Il se penche pour ramasser les vêtements qui sont éparpillés à ses pieds. Puis il va dans la cabine. Une seconde après, il lance un débardeur blanc par dessus le rideau.


Bill * de la cabine * : - Ca, c'est pas à moi.


Kate rattrappe le vêtement.


Kate : - Ah oui, c'est à moi.


Elle sourit légèrement, pendant que je lui jette un regard meurtrier. Je m'assois sur un fauteuil un peu retrait, et remarque les coups d'oeil fréquents de Tom envers la jeune fille. Celle-ci ne s'en formalise pas, et observe les chaussures qui sont exposées près des cabines.
Bill sort de la cabine. Je le regarde de haut en bas.


Bill : - Alors ?? =D


J'arque un sourcil.


Moi : - T'as quoi de nouveau ?


Bill : - Bah le jean !


Je regarde le pantalon.


Moi : - Bah c'est le même que le tien, nan ?


Bill : - Rhoo... >< Bon, Tom, qu'est-ce que t'en penses ?


Le guitariste observe son jumeau.


Tom : - Ouais, c'est le même.


Bill : - Mais puisque j'vous dis que non !! Sur mon jean, y a pas de poches là. * il pointe sa fesse droite de l'index * Alors que sur celui-là * il nous tourne le dos * il y en a une !


Tom : - Désespérant.... -__-"


Le chanteur nous regarde avec un oeil exaspéré.


Bill : - Bon, si j'ai bien compris, j'oublie celui-ci. C'est ça ?


Tom & Moi : - C'est ça. =D


J'échange un regard avec le guitariste, puis reporte mon attention sur Bill. Celui-ci s'apprête à disparaître de nouveau derrière le rideau mais :


Kate : - Moi j'l'aime bien celui-là.


J'arque les sourcils, et ne tarde pas à donner mon avis.


Moi : - De quoi tu te mêles ?


Kate hausse les épaules.


Tom : - C'est bon Miya, pas la peine de lui répondre comme ça.


Je regarde Tom, et dit d'une voix que je ne veux pas si agressive :


Moi : - J't'ai pas demandé ton avis, toi non plus.


Bill : - Miya..


Je baisse les yeux et ne dis rien, les bras toujours croisés sur mon ventre. Le chanteur retourne dans la cabine pour continuer d'essayer ses vêtements.

Vingt bonnes minutes plus tard, Bill a tout essayé. Au final, il choisit de garder trois jeans, quatre t-shirts et une veste en cuir noir. Tom soupire en voyant tous les achats de son frère, mais ne fait pas de commentaires. On passe à la caisse et on ressort de Tazuma. Gustav, Georg et Monika sont déjà là, en compagnie du garde du corps. Celui-ci remarque les trois gros sac dans les mains de Bill, il fronce les sourcils. Puis il nous dit qu'il est temps de rentrer.


Bill * avec un air déçu * : - Déjà ?


Le gorille hoche la tête.


Moi : - Je crois que t'as assez dépensé pour aujourd'hui, Billou.


Tom : - Oh, il a déjà fait pire... -__-"


On ne répond pas et on commence à marcher vers le parking. Un rapide coup d'oeil derrière nous me fait remarquer que Kate est aussi sortie du magasin. Elle a un sac Tazuma dans la main, et apparemment, elle prend le même chemin que nous. La jeune fille marche à seulement quelques mètres de nous, mais je crois qu'elle ne m'a pas vu, elle est en train de fouiller dans son sac à main. Je fait exprès de ralentir pour que la distance qui nous sépare devienne la plus courte possible. Puis je m'arrête, et ne peux pas me retenir :


Moi : - Ne me dis pas que tu vas nous suivre toute la journée ?


Kate lève les yeux vers moi. Tom et Bill se sont arrêtés, et regardent la scène en silence, tout comme Georg, Gustav et Monika, qui n'ont pas l'air de tout comprendre.


Kate : - Excuse-moi, j'ai quand même le droit de rentrer chez moi, nan ? Vous n'êtes pas le centre du monde. Je ne vois pas pourquoi je m'amuserais à vous suivre. Surtout pour un hérisson et une poulpette...


J'entends Tom glisser à son frère :


Tom : - P'tain, elle m'a encore appelé "poulpette".


Bill : - Te plains pas, moi c'est "hérisson".


Je n'écoute pas la suite et je commence à me demander si Kate sait vraiment qui sont les garçons. Elle ne réagit pas comme toutes les autres filles face à eux, et ne tient pas du tout le même discours...


Moi : - Mais..


Kate * me coupant * : - Bon maintenant j'ai plus de temps à perdre, je dois y aller.


Elle passe à côté de nous, la tête haute et l'air rebelle. Elle jette malgré tout un léger coup d'oeil à Bill avant de continuer sa route vers le parking souterrain.
Le garde du corps nous presse, et nous dit de se dépêcher. De mauvaise humeur, je lui rétorque du tac au tac :


Moi : - Oui bah c'est bon, y a pas le feu au lac.


Tous me regardent, avec un air d'incompréhension. Je soupire.


Moi : - Expression française, cherchez pas à comprendre...


Sans attendre personne, je marche à grands pas vers le parking...


Dans la voiture, je m'arrange pour me retrouver à côté de Bill. Monika à l'air toute heureuse de s'assoire à côté de Tom. Lui ne fait pas attention et regarde par la fenêtre du véhicule. J'observe Monika à la dérobée. Je trouve qu'elle change de plus en plus, à mesure qu'elle fréquente les garçons.
Le trajet se fait en silence. Au bout d'un petit moment, Bill se penche vers moi et me chuchote.


Bill : - Dis, j'peux avoir un avis de fille ?


Je le regarde en haussant un sourcil.


Moi : - Oui.


Bill : - Venant d'une fille, c'est un compliment "hérisson" ?


J'éclate de rire, pendant que le van se gare dans la cour arrière de l'hôtel. On sort du véhicule, et un garde du corps nous fait entrer dans le bâtiment deux par deux. Bill et moi, nous montons directement dans sa chambre, et nous sommes bientôt rejoins par Monika et Tom. Je me laisse tomber sur le canapé, le chanteur s'installe dans un fauteuil. Son jumeaux fait de même et la brune s'assoit à côté de moi.


Monika : - Ce soir, on mange dehors ?


Son air supérieur m'agace.


Moi : - Toi, tu fais comme tu veux. Après, je pense pas que Bill et Tom auront la permission de sortir.


Ma voix sèche a l'air de la surprendre un peu, car elle répond avec un air un peu dérouté.


Monika : - C'est bon, je demandais juste...


Moi : - Et t'as eu ta réponse.


Cet échange pose un froid sur la pièce. Un silence lourd s'installe. Monika croise ses jambes et ses bras, et prend un air boudeur. Les jumeaux échangent un regard pleins de sous-entendus.


Moi : - Oui, je suis de mauvaise humeur. Je sais. Et si je vous embête je peux me tirer tout de suite, y a aucun soucis.


En disant ça, je regarde Tom, espérant le rendre mal à l'aise. Mais le guitariste reste impassible. Coeur de pierre... C'en est presque frustrant.


Bill : - Heum.... Film ?


La proposition de Bill, arrivée sans qu'on s'y attende, a le don de détendre l'atmosphère.


Monika : - Oui !


Tom & Moi : - Non.


Je croise le regard de Tom, pendant que Bill et Monika nous regardent, l'air surpris.


Tom : - J'ai pas trop envie de regarder un film, en fait.


Moi : - Moi non plus.


Bill hausse les épaules.


Bill : - Comme vous voulez.


Tom : - On a pas encore eu le temps de visiter l'hôtel, j'suis sûr qu'il y a des salons pas mal du tout.



C'est ainsi qu'on se retrouve dans les couloirs de l'hôtel, à chercher un salon divertissant. On descend quelques étages, et je pousse une porte au hasard. Je passe la tête par l'embrasure et sourit.


Moi : - Venez. Celui-là a l'air cool.


On entre dans le salon. Vaste et bien éclairé, il est meublé avec classe et bon goût. Des fauteuils en cuir beige, des tables en bois ciré, ... Il y a un comptoir, mais pas de serveur. Apparemment, c'est un bar. Un bar fermé. On fait quelques pas dans la pièce. On zigzague entre les tables et on se retrouve près d'un piano. Magnifique piano à queue, noir et brillant.


Monika : - Oooh un piano !!


Moi : - Tu sais en jouer ? oÔ


Monika : - Oui !


Elle se précipite et s'assoit sur le petit tabouret en velour rouge, installé devant le piano. Je vais m'accouder sur le dessus de l'instrument de musique. Bill fait de même, tandis que Tom reste un peu en retrait.
Monika reste quelques longues secondes devant le piano, sans bouger.


Moi : - Faut appuyer sur les touches pour que ça fasse de la musique...


Bill me donne un petit coup de coude.


Moi : - Aie ! Quoi ?! C'est vrai, nan ?


Monika : - J'sais pas quoi jouer.


Tom : - Fais une chanson à nous !


Monika : - Laquelle ?


Bill : - Hmm.. Je vote pour Vergessene Kinder. J'l'ai jamais entendu au piano.


Tom : - Oui essaye Vergessene Kinder.


Je plisse les yeux. Monika ne m'avais jamais dit qu'elle jouait du piano. Mais, l'air sûr d'elle, elle répond :


Monika : - Ok, par contre, sans les partitions, j'ai jamais essayé. Mais je la connais assez bien, je pense.


Elle commence. Au début hésitante, elle accélère la cadence. Mais je remarque beaucoup de fausses notes. Bill aussi, vu son air suspicieux.. Monika arrive au refrain, mais je ne peux pas m'empêcher de l'arrêter.


Moi : - Stop. Tes doigts sont mal placés. Mais plutôt ton index ici. Et oui, effectivement, sans les partitions, tu as l'air de galérer.


La brune me jette un rega