Désolé pour l'attente !
Voila enfin le chapitre 27. Il était trop long (si, si ^^), donc j'ai du le couper en deux. Mais ne vous inquiétez-pas, les deux parties sont mises en ligne en même temps =)
Bonne Lecture ! x3
Voila enfin le chapitre 27. Il était trop long (si, si ^^), donc j'ai du le couper en deux. Mais ne vous inquiétez-pas, les deux parties sont mises en ligne en même temps =)
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Tom : - Toutes ces semaines sans nouvelles... J'ai eu le temps de t'oublier.
Je serre les dents. De simples mots... Et pourtant, assembler dans cet ordre là, et venant de Lui*, il font aussi mal qu'un couteau en plein coeur. Je sens deux sentiments m'envahir : la tristesse et la colère. Je décide de lasser sortir le deuxième, et je dis d'une voix forte.
Moi : - Je ne te comprend pas ! Tu me dis de ne pas t'oublier, mais tu fais tout pour que je le fasse !! J'ai essayé de t'appeller après avoir lu la lettre. Mais non, monsieur à changé de numéro...
Tom : - Des fans avaient mon numéro.
Moi : - Et t'aurais pas pu me prévenir ??
Le guitariste ne dit rien.
Moi : - Mais p*tain Tom, explique- moi !! Où est-ce qu'on en est ??
Tom repose sa guitare à côté de lui, et se lève. Durant un instant, je crois qu'il va sortir de la pièce, mais non. Il se contente de faire quelques pas, avant de s'arrêter, à côté de moi. Je le regarde, attendant une réponse. Mais il hausse simplement les épaules. Je ne réfléchit pas, et le giffle sans prévenir. Il me regarde fixement, ses yeux me clouent sur place. Je regretterais presque mon geste... Presque. On reste silencieux quelques longues secondes. J'ouvre la bouche la première, en reprenant ma voix forte et énervée :
Moi : - Alors comme ça, tu m'as oublié ? Moi j'avais pas le droit, et toi tu t'en donne l'autorisation !!?
Tom : - Miya..
Moi : - Mais quoi ??? Qu'est-ce que tu vas me dire ?? Que t'es passé à autre chose ? Que pour "m'oublier", comme tu le dis si bien tu t'es tapé des dizaines de filles ??
Tom : - Non..
Moi : - Ben vas-y, alors. Dis-moi ce que tu as à dire ! J'suis prête. J'en ai déjà assez reçu pas mal dans la gueule. Tu peux continuer. Un peu plus, un peu moins, après tout !!
Tom : - C'était... c'était dur de partir comme ça. J'avais vraiment le moral au plus bas, après.
Moi * d'une voix ironique * : - Oui, bien sûr.
Tom : - Crois-moi. Tu peux même demander à Bill.
Cet hypocrite à un petit sourire. Je le regarde fixement, attendant qu'il continue.
Tom : - Mais... j'ai finit par t'oublier. C'était un choix. J'ai choisis de t'oublier. Tu.. tu me faisais trop mal.
Je ne dis rien. C'est impossible. Comment peut-on choisir d'oublier quelqu'un ? Pendant toutes ces semaines, moi-même j'ai essayé de chasser Tom de mon esprit.. En vain. Je dis sur un ton très calme :
Moi : - Tu te moques de moi là, non?
Tom me regarde, comme s'il ne comprenait pas.
Moi : - Comment peut-on... "choisir" d'oublier quelqu'un ?? ... T-tu n'es pas le Tom que je pensais.. T'es le Tom des magazines. Celui qui baise, et qui oublie.
<< PdV Tom >>
Miya : - .... T'es le Tom des magazines. Celui qui baise, et qui oublie.
Non, Miya, je n'suis pas comme ça. Je ne suis plus comme ça. Tu m'as fait changer. Je ne pense pas être amoureux. Je ne sais pas ce que c'est, l'amour. J'ai peur de m'engager. C'était plus facile pour moi d'oublier. De t'oublier, d'oublier ton parfum, ta voix, tes baisers, ton souffle dans mon cou, la douceur de ta peau, ton visage, d'oublier ton nom même... J'aurais pu y arriver, oui. Mais le destin en a décidé autrement, et a fait que nos chemins se croisent encore.
Tu pense être la seule qui souffre. Tu te trompes. C'est tellement dur de te voir là, en face de moi. Si tu savais à quel point je suis désolé. Désolé de t'avoir fait espérer, de t'avoir fait attendre.
Mais tant de changements dans ma vie m'effraie. Je veux redevenir comme avant. Je veux faire passer le groupe avant mes histoires de couple.
Oublie-moi. Oublie nous.
J'ai murmuré ces quatre derniers mots, sans même m'en rendre compte.
<< PdV Miya >>
Tom : Oublie-moi. Oublie nous.
Je regarde le guitariste. Il a un air triste et résigné, mais il a quand même murmuré ces mots. Je me mords la langue pour ne pas lacher la réplique acerbe qui me brûlait les lèvres. J'avale ma salive avec difficulté, une boule dans la gorge.
Moi : - Je euuh...
Je baisse les yeux une seconde, puis me reprend en le fixant dans les yeux :
Moi : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?
<< PdV Tom >>
On se regarde dans les yeux, un regard qui en dit long sur ce qu'elle pense.
Miya : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?
Je ne sais pas mentir, encore moins en regardant dans les yeux. Je détourne le regard.
Moi : - Oui... Je... je dois y aller, désolé.
Sans un regard de plus, je reprends ma guitare et marche vers la porte de la loge. Encore une fois, je m'enfuis devant elle. Comme un lâche... Je m'arrête, et respire profondément pour me calmer, mais mon coeur bat à mille à l'heure. Je fais un demi-tour sur moi-même, pour lui faire face. Une dernière fois. Son regard me transperce. Elle garde la tête-haute, malgré tout. Je l'admire, elle donne l'impression que sa fierté et sa force sont incassables. Pourtant, le mal aise est presque palpable.
J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais me ravise. Après tout, que dire de plus ? Je baisse la tête et sort de la pièce, ma Gibson à la main.
Menti. Je lui ai menti. Pourquoi ? Peut-être pour qu'elle ne souffre pas... Ou du moins, qu'elle souffre le moins possible. Je marche à travers le couloir. Machinalement, je passe ma main à l'endroit où j'ai reçu la giffle de Miya. Une voix m'appelle derrière moi.
... : - Tom !
Soulagé, je reconnais la voix de mon jumeau. Je me retourne. Il est seul. Je ne cherche pas à savoir où sont les autres. Je m'approche de lui, sans oser le regarder directement. Je remarque quand même que ses yeux se posent sur ma joue, sûrement rouge. De la honte. Oui, moi, Tom Kaulitz, je ressens de la honte à cet instant. Par pitié, Bill, ne me pose pas des questions... Mon jumeau à l'air d'entendre mes pensées, car il dit simplement :
Bill : - Il faut ... se préparer.
Moi : - J'arrive.
Je le suis dans le couloir. On entre dans une autre loge, où Georg et Gustav sont en train de se faire installer leurs oreillettes. Monika et Sofia sont assises dans un canapé, et sont en train de plaisanter avec les deux G. Quand on entre, tout le monde se tait. Monika à l'air de chercher Miya des yeux.
Monika : - Elle est dans la loge ?
Mon frère hoche la tête, et la jeune fille sort de la pièce. Sans un regard pour personne, je vais m'assoire sur un fauteuil.
<< PdV Miya >>
Moi : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?
Tom détourne les yeux, et répond sans me regarder.
Tom : - Oui... Je... je dois y aller, désolé.
Je n'essaye pas de le retenir, je n'en vois même pas l'interêt. Le guitariste s'arrête devant la porte, il se tourne vers moi, et fait mine de vouloir dire quelque chose. Mais il se ravise, et sort de la loge sans un mot. Je bascule ma tête en arrière, et ferme les yeux. Dans ma tête, je me repasse la scène qui vient de se passer. Puis je rouvre les paupières et regarde autour de moi. Je suis seule, encore une fois. La lettre est posée sur le canapé, et j'ai toujours le médiator dans la main. Je remets tout dans ma poche, et sans regrets, je me dis que ça n'en ressortira pas de sitôt. Je me laisse glisser contre le mur, à côté du canapé. Assise par terre, je remonte mes genoux contre moi, et les entoure de mes bras. Je pose ma tête au-dessus, puis je ferme les yeux. Je ne pleure pas, non. Je n'en ai pas envie. Je me contente de réfléchir. Je ne vois pas le temps passer. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis assise là, le dos au mur. Ca pourrait être plusieurs minutes comme quelques heures.
Mais le bruit de la porte qui s'ouvre me tire de mes pensées. J'ouvre les yeux et lève la tête. L'espoir de voir entrer Tom me traverse l'esprit, je dois l'avouer. Mais c'est Monika que je vois entrer et s'avancer vers moi. Elle s'assoit à côté de moi.
Monika : - Ca va ?
Moi : - Gé-nial.
Mon amie passe un bras autour de mes épaules, puis dit avec un sourire :
Monika : - Dis, t'y es pas allé un peu fort ?
Je la regarde en arquant un sourcil, dans un geste d'incompréhension.
Monika : - Sa joue est toute rouge.
On éclate de rire dans un même mouvement.
Monika : - Non, sérieusement, que s'est-il passé ?
Moi : - Les retrouvailles... ne se sont pas passées comme j'avais osé l'espérer.
Monika a une petite grimace.
Moi : - Mais ca va. J'ai réfléchit et... je vais tourner la page. Ca sert à rien de se torturer comme ça. J'vais me comporter avec lui, comme s'il ne s'était rien passé. Je... il va faire pareil de son côté.
La brune me donne une petite accolade.
Monika : - C'est bien.
Elle se lève, puis me tend la main.
Monika : - Viens, le concert va commencer.
Je me redresse à mon tour, puis nous sortons de la loge. J'essaye de paraître normal, mais sans le vouloir, je viens de m'attribuer un rôle, un masque à porter. Faire comme s'il ne s'était jamais rien passé. Est-ce que ça serait si facile que ça ?
On entre dans une autre pièce. Les gars sont tous assis dans des fauteuils. Sofia est en train de redonner un coup de fond de teint à Tom. Je regarde Bill. On s'échange un petit sourire. Un technicien entre dans la loge, un talkie-walkie à la main. Il fait un signe de main aux garçons, qui se lèvent tous.
Bill : - C'est partit.
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Monika et moi sommes au pied d'un escalier en métal. Les gardes du corps, les techniciens, le groupe, tout le monde est présent. Les bras croisées sur ma poitrine, je regarde Tom, qui attend le signal pour monter sur scène. Il a l'air stressé ça se voit. Bien pâle sous son fond de teint, il essaye de se donner une contenance, et replace correctement la sangle de sa guitare sur son épaule. Je croise son regard. Sans savoir pourquoi, je souris, mais essaye de le cacher. Je fais mine de remettre ma ballerine, puis je me redresse. Tom ne me regarde plus, il a fermé les yeux. Les lumières s'éteignent dans la salle. Des hurlements, de plus en plus fort. Je tourne les yeux vers Monika, qui a un grand sourire accroché aux lèvres. On s'y croirait. Je tends l'oreille et remarque que les cris hystériques de la salle se transforment en "Wir wollen Tokio Hotel !". Je vois les lèvres du guitariste s'étirer en un petit sourire. Gustav monte sur scène, encore cachée par des plaques en métal. Il est suivit de Georg. C'est au tour de Tom. Il me jette un dernier regard, expire un bon coup, et monte les marches. De notre place, on le voit encore, sur le côté de la scène, caché derrière sa plaque. On voit aussi une partie de la salle. Monika me donne un petit coup de coude, et on voit Bill stresser dans son coin. Il doit passer par une entrée spéciale. On rigole, il nous entend. Il se force à sourire, mais ça se transforme en petite grimace. On lui crie que ça va bien se passer, il lève le pouce, et un technicien lui fait signe d'y aller. Je reporte mon attention sur Tom. Je le vois jeter un coup d'oeil à Gustav, puis à Georg. Ils rigolent en faisant un signe de tête. Il n'y a toujours aucune lumière. Tout à coup, l'intro commence. Des bruits de pas, puis des battements de coeur. J'ai l'impression que c'est les miens, je me balance d'un pied sur l'autre, je stresse. Je ne sais pas exactement pourquoi. L'intro continue : un bruit de porte qui grince. Les cris dans la salle redouble d'empleur. C'est énorme de voir tous ces bras levés, n'attendant qu'une seule chose : que le groupe apparaisse. "Willkommen in Tokio Hotel... Zimmer 483...". Cette voix grave résonne dans ma tête. "Zimmer 483... zimmer 483... 483". Une soudaine lumière blanche éclaire la scène, Tom et Georg se mettent en même temps à leur place. Au moment où le guitariste commence à jouer les premiers accords de Übers Ende Der Welt, les plaques de métal se lèvent lentement.
Le concert commence. J'ai la chair de poule en regardant Tom. Il a les yeux baissés vers sa guitare, comme s'il n'osait pas les lever. Mais finalement, il finit par balayer la salle du regard. Même d'ici, on peut voir des étoiles naître dans ses yeux, les faisant pétiller.
Bill apparaît enfin, sur une plate-forme qui se dresse face à la salle. Il est dans son élément, ça crève les yeux. Gustav est derrière sa batterie. Je crie à Monika, pour couvrir le bruit de la musique :
Moi : - Gustav à l'air en forme !!
Mon amie regarde le batteur et me répond :
Monika : - Ouais, il a l'air de ne plus trop avoir mal au ventre !
Moi : - Quoi ?
Monika : - Ouais, t'sais depuis la boîte de nu...
Mon amie s'arrête, regarde le batteur, et reprend :
Monika : - Tout à l'heure, Bill m'a dit qu'il souffrait de maux de ventre.
Moi : - Ah..
Je fronce les sourcils. Je n'ai pas très bien compris pourquoi Monika a faillit dire "depuis la boîte de nuit". Aucun souvenir ne m'est revenu, encore, et ça commence à m'inquiéter... Mais ce n'est pas tellement le moment de penser à ça. Je reporte mon attention sur le concert qui se déroulait sous mes yeux.
Ils sont fait pour ça. Tom veut faire passer le groupe avant le reste. Il a raison.... Je vais essayer de faire comme lui, je vais oublier ce qu'on a vécu tous les deux, je vais faire comme avant, comme quand on était juste des amis qui ne se prenaient pas la tête.
Le concert tire à sa fin. Les garçons vont attaquer la partie accoustique. On les voit quitter la scène. Tom, puis Georg, puis Gustav et enfin Bill passe à côté de nous. Ils ne nous remarquent à peine. Il échangent quelques mots, boivent un peu d'eau, prennent des serviettes. Le chanteur met la sienne autour de son cou, puis il nous cherche du regard. Il nous adresse un grand sourire. Sur la scène plongée dans le noir, on voit des personnes s'affairer à emmener une batterie pour Gustav sur l'avant-scène. D'autre ammène des tabourets, un autre micro. Quelques minutes plus tard, les jumeaux montent sur scène pour jouer In Die Nacht. Tom s'amuse à jeter un peu d'eau sur les fans, pendant que son frère fait des signes de main. Le chanteur crie quelques "Danke Schön", puis les deux s'installent sur leurs tabourets. Gustav et Georg nous rejoignent près des escaliers. On leur dit que le concert est fantastique, ils nous remercient, puis nous nous taisons pour écouter la chanson de Bill et Tom. Ils sont magnifiques, je trouve. Bill chante en regardant son frère, qui est concentré sur sa guitare. Plusieurs peluches attérissent à leurs pieds. Tom rigole, regarde les fans. On ressent l'émotion de cette chanson. Je sens ma gorge se serrer pendant que les jumeaux attaquent le dernier refrain. Il y a moins de cris dans la salle, pour cette chanson. Les derniers accords... Georg et Gustav se préparent à remonter sur scène...
Les garçons en sont à Rette Mich. Cette chanson qui est tellement belle et importante pour moi. Je sens mes jambes faiblirent. Après tout, nous n'avons pas bougé depuis le début du concert. Je m'avance pour m'assoire sur une des marches en métal. Je vois Saki prêt à m'arrêter, mais je lui fais signe que je reste ici. Il hoche la tête, et n'insiste pas. D'ici, je vois encore mieux l'avancée de la scène. Ils* sont là, en train de jouer cette magnifique mélodie. Je ne peux pas la retenir : cette unique larme qui s'échappe de mon oeil, pour glisser sur ma joue. La chanson est bientôt finit, quand Tom se retourne sur son tabouret pour nous faire face. Il continue de jouer, en nous cherchant des yeux. Il nous voit, ses yeux accrochent les miens comme des aimants. Ce contact ne dure que quelques secondes. Le guitariste reprend bien vite sa place initiale, face à la salle...
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On est dans une voiture qui nous emmène à l'hôtel des garçons. En effet, le groupe à demander à ce qu'on les attende là-bas après le concert. Au début, j'ai refusé. Je ne voulais pas. Je ne veux pas redevenir aussi proche d'eux que je ne l'étais auparavant. Ca m'a fait trop de mal. Mais j'ai finit par céder sous les demandes de Monika. Le concert était à peine finit quand on nous a dit qu'il fallait y aller maintenant, pour éviter au maximum les fans. Ce qui fait qu'on a pas eu le temps de voir le groupe entre temps.
On arrive enfin à l'hôtel. Les gardes du corps nous escortent jusqu'à l'accueil pour que l'hôtesse nous délivre les numéros des chambres du groupe. Un des vigils nous propose d'attendre les garçons dans la chambre de Bill. Monika accepte avec plaisir. Moi, je ne dis rien. Je me contente de suivre le mouvement... On monte dans l'ascenceur. On traverse un couloir, puis un autre, et on s'arrête enfin devant une porte. On entre dans la magnifique suite de Bill. Les vigils nous laissent là.
Monika * en regardant autour d'elle * : - Et ben dis donc, y en a qui s'en font pas.
Moi * sans un sourire * : - Mh.
Monika : - Ca va pas ?
Moi : - J'ai peur.
Monika : - De quoi ?
Je ne répond pas tout de suite. Je vais ouvrir la baie vitrée. Je regarde par-dessus la balustrade, qui donne sur la rue.
Moi : - Que ca recommence.
Mon amie ne dit rien, et s'assoit dans un fauteuil situé à côté de la fenêtre.
On attend un long moment qui me semble une éternité. Je suis devant la grande fenêtre, silencieuse, quand la porte s'ouvre enfin. Bill entre, tout content.
Bill : - Ah, vous êtes là !
Monika : - Le concert était super !!
Bill : - Merci..^^
Le chanteur me regarde. Je lui tourne toujours le dos.
Bill : - Heummm Miya, ca va ? Enfin, j'veux dire, avec Tom, et tout ça.
Je tourne les talons et le regarde. Je répond le plus naturellement possible.
Moi : - Oui, on s'est arrangé.
Bill * en rigolant * : - Oui, j'ai cru comprendre.
Il doit sûrement faire allusion à la giffle. Je souris, et le brun annonce.
Bill : - Bon, j'vais chercher les autres.
Il sort de la pièce, et revient une petite minute plus tard, avec le reste du groupe. Je ne jette pas un seul regard à Tom.
Georg : - On sort, ce soir ?
Tom : - Ouais !
Bill * en s'adressant à Monika et à moi * : - Vous venez avec nous ?
Je vois le guitariste me regarder, l'air inquiet. Oh, t'en fais pas, je ne viendrais pas, j'en n'avait pas envie de toute façon.
Monika : - Oh ouii ! Pour moi, aucun problème ! Miya ?
Moi : - Non, j'suis fatiguée. J'vais rentrer à mon hôtel, et je vais aller me coucher.
Bill : - Mais... T'es sûre ?
Moi : - Oui certaine.
Je sens toujours le regard de Tom planté sur moi. Je n'en peux plus. La même impression qu'à l'hôpital : l'air est trop lourd, j'étouffe. Sans prévenir, je m'écarte de la fenêtre, et marche à toute vitesse vers la porte. Ils n'ont pas le temps de réagir que je suis déjà dans le couloir. J'appuis plusieurs fois sur le bouton de l'ascenceur. Arrivée dans le hall, je me dépêche de sortir du bâtiment. J'arrive dans la rue. Un taxi passe, il ne me voit pas. Je lache un juron, puis j'entend une voix qui m'appelle.... d'en haut.
Monika : - Miyaa !!!
Je lève les yeux. Monika est au balcon de la chambre de Bill.
Monika : - Tu fais quoi ??
Je ne réponds pas, un autre taxi arrive. Je lui fait signe. Il ralentit et s'arrête devant moi. Je grimpe dans le véhicule, soulagée.
La tête posée contre la vitre, je me dis que je ne peux plus les revoir. C'est trop dur. Mon esprit vagabonde de pensée en pensée. Je me rappelle que je n'ai toujours pas les nouveaux numéros de portable des jumeaux. Puis je me reprends : ça ne me servirait plus à rien, de toute façon..
Mon téléphone vibre dans ma poche. Je regarde l'écran. Monika essaye de m'appeller. Je laisse sonner. De toute façon, je sais ce qu'elle va me dire "Pourquoi t'es partie comme ça ? Reviens."
Durant le trajet jusqu'à mon hôtel, mon téléphone sonne plusieurs fois. Je surprend le regard agacé du chauffeur dans le rétroviseur.
J'arrive enfin dans ma chambre d'hôtel. Je sors mon portable de ma poche. D'inombrables appels manqués. Enormément de Monika, mais aussi quelques uns venant de numéros masqués. Je vois aussi un message non-lu. Il m'indique que j'ai un nouveau message dans ma boîte vocale. J'hésite un long moment, puis finalement, je vais l'écouter.
Message : - Miya...? C'est Bill. Euuuh, j'sais pas trop pourquoi t'es partie comme ça. On a dit quelque chose de mal ou ...? Enfin bon, euuh.. J'aimerais que tu viennes à l'hôtel demain. En fait, j'aimerais qu'on passe un p'tit moment tous les deux, juste toi et moi. On pourra parler... Vers 13h.... ? J'espère que tu viendras. Tu peux m'appeller sur le portable de Monika si t'en as envie. J'te redonnerai mon numéro de portable demain si on se voit. Bisous...
Je raccroche et lance mon portable sur mon lit. Je ne sais pas encore si j'irai. Je décide d'aller prendre une douche avant d'aller me coucher. Je vais dans la salle de bain. Je me déshabille et me regarde dans le miroir. J'ai repris un peu de poid, mais je suis toujours très maigre... Je soupire et me glisse dans la douche. Je reste un long moment à laisser couler l'eau chaude sur mon corps. Ca me détend, j'arrive presque à oublier tous mes soucis...
Je sors et enfile un peignoir blanc. Je me remonte les cheveux à l'aide d'une pince, puis sors de la salle d'eau. Je ne sais pas quoi faire. Tout à l'heure j'étais fatiguée, mais là, la douche m'a réveillé et je n'ai plus envie d'aller me coucher. La télé... non, pas envie non plus. J'ouvre la baie vitrée et sors sur le balcon. Le vent est glacial, et me fait frissoner. Mais je reste là, à regarder les phares des voitures. J'imagine les garçons et Monika dans l'une d'elles, en train de se diriger vers une boîte de nuit. Je secoue la tête, et retourne dans ma chambre. Je vais me sécher rapidement les cheveux, j'enfile ma nuisette, et vais directement me coucher.
Je mets un long moment à trouver le sommeil, repensant à cette journée. Tellement de choses se sont passées.. J'ai l'impression que j'ai quitté la France depuis une éternité...
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J'ouvre les yeux. La veille, je n'avais pas fermé les volets et ce matin, le soleil s'engouffre dans la chambre sans retenue. Je cligne plusieurs fois des paupières, puis me lève pour aller regarder par la fenêtre. Oh non, je dois être en train de rêver... Un tapis blanc recouvre les rues de Berlin, et la neige tombe en gros flocons sur la ville. Je me pince, mais non, c'est bien réel.
Moi : - Oh, c'est pas vrai...
Non, j'aime la neige, sauf quand elle arrive de façon inattendue. Je regarde l'heure. Il est près de 1Oh. Je prend mon portable et remarque que j'ai encore un appel manqué. Monika. Cet appel me fait penser que je ne sais toujours pas si je vais rejoindre Bill, aujourd'hui.
Je m'habille, songeuse. Je choisis un jean un peu évasé sur le bas, et un pull à lignes noires et blanches, avec capuche.
Je me décide enfin. J'irais voir Bill. Il me manque, et passer un petit moment avec lui me ferait du bien. J'appelle l'accueil pour me faire monter un petit déjeuner. Séjourner dans un hôtel de luxe.. autant profiter, non ? Je déjeune sur mon lit, devant la télé.
Vers 12h, j'enfile des bottes beiges à talons, je prends mon sac à main, et sors de l'hôtel. A ma grande surprise, il fait un soleil radieux, mais il continue de neiger... Je remonte ma capuche sur mes cheveux et commence à trainer dans les rues. J'ai décidé de partir en avance, au cas où j'ai quelques soucis en chemin. Mon téléphone sonne dans ma poche. Un nouveau message, avec un numéro que je ne connais pas.
<< Coucou, c'est Bill. Toujours pas de nouvelles de toi... J'espère que tu viendras quand même. Bisous. >>
Je souris, et enregistre son nouveau numéro dans mon répertoire. Je décide de ne pas le prévenir de mon arrivée, et continue ma marche dans les rues de Berlin. Maintenant, je sais à peu près où se trouve leur hôtel, même si je ne sais plus exactement le chemin pour y arriver. Au bout d'un moment, j'arrive à un carrefour, et me retrouve confronté à un choix : à gauche, à droite, ou tout droit ? .... Je m'arrête et soupire. A ce moment-là, deux jeunes filles passent à côté de moi. Vu leur allure, elles sont assez préssées. Sans trop le vouloir, j'entend un bout de leur conversation.
Fille 1 : - Bon, leur hôtel, ta copine nous a dit que c'était où déjà ?
Les deux filles s'arrêtent à quelques mètres devant moi. La deuxième demoiselle regarde rapidement autour d'elle. Puis elle dit en désignant la rue qui partait vers la droite.
Fille 2 : - Il me semble que c'est par là.
Sans attendre, les deux jeunes filles reprennent leur marche. J'hésite à les suivre. Après tout, ce n'est pas parcequ'elles ont un style rock-gothique qu'elles sont fans et qu'elles se dirigent vers l'hôtel de Tokio Hotel... Mais ça fait quand même beaucoup de coïncidences...
Je prends alors la route de droite, et bientôt, je reconnais le quartier. Une petite demie-heure plus tard, je sens que j'arrive aux environs de l'hôtel. En effet, je reconnais la grande bâtisse. D'ailleurs, l'entrée de celle-ci est bloquée par des dizaines de fans, qui attendent devant les portes. Je me mors la lèvre inférieure. Les choses se compliquent. Moi qui avait eu l'espoir stupide que j'allais rentrer calmement dans l'hôtel, et attendre le chanteur dans le hall... c'est raté. Je replace correctement ma capuche sur mes cheveux et glisse mes mains dans mes poches. Il ne me reste qu'une solution. Je sors mon portable et appelle Bill. Au bout de quelques sonnerie, le jeune homme décroche.
Bill : - Oui ?
Sur le coup, je crois reconnaître la voix de Tom. Mes doigts se crispent sur mon téléphone. Je dit à voix basse, en avisant une fille passant à côté de moi.
Moi : - Mh, Bill ?
Bill : - Miya ! Ca fait plaisir de t'entendre. Où es-tu ?
Moi : - En bas...
Je lève machinalement les yeux vers l'hôtel, puis je regarde les fans agglutinées devant les portes.
Bill : - Ah ok... Il y a pas mal de fans, non ?
Moi : - Oui pas mal, on peut dire ça comme ça.
Bill : - Bon je m'occupe de tout.
Sur ce, il me raccroche au nez sans que j'ai le temps d'ajouter quelque chose.
° Bon ben au moins c'est clair... °
Je me demande ce que je dois faire. M'approcher le plus possible des portes, ou rester en retrait ? Je choisis la deuxième option, et reste sur le trottoir en face de l'hôtel. Je souffle dans mes mains pour les réchauffer, il ne fait vraiment pas chaud aujourd'hui.
Des cris attirent mon attention :
Fan : - Regardeeeez ! Ya Tom à la fenêtre !!!
Je lève la tête tellement brusquement que j'en ai mal à la nuque. En effet, Tom est bien là, à la fenêtre de sa chambre. Apparemment, il cherche quelque chose, ou quelqu'un des yeux. Nos regards se croisent. Je le vois sourire.
Fan : - Il m'a souriiiit !!
J'arque un sourcil, sans lacher le guitariste des yeux. Celui-ci lève ses deux mains, comme pour faire signe d'attendre. Il disparait de notre champ de vision, et revient quelques instants plus tard, le portable à la main. Les fans crient encore et encore... Tom colle soudainement son portable à son oreille et, à mon grand étonnement, j'entends mon portable vibrer dans mon sac. Je le sors et vois sur l'écran qu'un numéro masqué essaye de m'appeller. Je regarde de nouveau le jeune homme, qui me fait signe de décrocher. En essayant d'avoir une voix froide et sèche, je réponds.
Moi : - Ouais ?
Tom : - C'est Tom.
Moi : - Ca j'ai bien compris. Tu fais exprès de m'apeller en privé pour que j'ai toujours pas ton nouveau numéro ou c'est totalement involontaire ?
J'ai prononcé ces derniers mots avec tout le mépris que je peux laisser paraître. Sans lui laisser le temps d'en placer une, j'enchaîne.
Moi : - Pourquoi c'est toi qui m'apelle ? Où est Bill ?
Je lève les yeux vers Tom, qui est toujours perché à sa fenêtre. Il ne sourit plus, son visage est fermé, sans aucune expression particulière. Je continue :
Moi : - C'était lui que j'étais venue voir au départ...
Le jeune homme parle enfin :
Tom : - Je sais bien. C'est pour ça que j't'apelle.
Il fait une petite pause, puis reprend :
Tom : - Il t'attend dans la cour de derrière. Essaye d'être discrète en faisant le tour du bâtiment.
Moi * en le coupant à moitié * : - Merci, je sais être discrète.
Sans un mot de plus, je raccroche et range mon téléphone. Je lève les yeux vers la fenêtre de Tom. Je le vois écarter lentement son portable de son oreille. Il me jette un regard glacial, puis rentre dans la chambre, en refermant la fenêtre. Les fans lâchent des soupirs déçus. Je ne m'attarde pas, et commence à marcher sur le trottoir, en essayant d'avoir une allure normale. Je fais mine de continuer au bout de la rue, mais au dernier moment, je tourne pour contourner le bâtiment.
Quelques minutes plus tard, j'arrive enfin dans cette fameuse cour... qui est déserte. J'arque un sourcil. J'espère pour Tom qu'il ne s'est pas foutu de moi... sinon ça risque de mal aller. Mais à cet instant précis, je vois une porte s'entr'ouvrir. Une masse de cheveux noirs en épis passe par l'embrasure. Les yeux noisettes de Bill parcourent la cour, et s'arrêtent sur moi. Il sourit, et me souffle :
Bill : - Miya. Viens vite là.
Je me dépêche de le rejoindre, il s'écarte pour me laisser entrer, et referme la porte derrière nous. Il m'adresse un sourire rayonnant :
Bill : - C'est bien que tu sois là.
Je ne répond rien, et regarde l'endroit dans lequel j'ai attérit. On est au bout d'un couloir mal éclairé, et vu l'odeur qui y règne, on doit être près des cuisines... Je retrousse le nez.
Bill : - Euuh ouais, ça sent pas très bon. Viens, on monte.
Il me prend la main pour m'entraîner, mais je ne bouge pas. Il me regarde avec un air étonné.
Moi : - "On monte" ? Ca veut dire qu'on ne sort pas de l'hôtel ? Bill, on était sencé être au calme...
Le chanteur a une grimace embêtée.
Bill : - J'suis désolé. Il y a trop de fans dehors pour le moment. Les gardes du corps nous interdisent de sortir. Même pour venir te chercher ici, j'ai du passer dans leur dos.
Je suis un peu déçue, mais essaye de comprendre la situation.
Bill me guide jusque dans les étages. On prend les escaliers pour éviter les gardes du corps. Arrivé devant la porte de l'étage où se situe sa chambre, il s'arrête et se tourne vers moi. Il me dit en chuchotant :
Bill : - Bon, t'as déjà vu les films Mission Impossible ?
Je retiens un petit rire.
Moi : - Bill, c'est ridicule.
Bill : - Nan, j'te promets, 'faut faire pareil... Du genre regarder à chaque angle de mur pour vérifier que la voie est libre.. T'es prête ?
J'hoche la tête en souriant. Son côté enfantin m'a toujours amusé...
Bill : - Let's go.
Il ouvre la porte et passe la tête pour voir s'il y a quelqu'un.
Moi : - Eh Billou, avec ta touffe, dans le genre discret, j'ai vu mieux, hein.
Bill : - Chuuut, tu vas faire échouer la mission.
Le brun sort de la cage d'escalier, et s'introduit dans le couloir avec la démarche d'un agent secret. De ma place, je l'observe, et trouve la situation tellement stupide que je suis prise d'un fou rire incontrolable. Je plaque ma main contre ma bouche pour essayer de faire le moins de bruit possible. Bill est collé contre le mur en face de moi. Il à l'air également au bord du fou rire, mais en bon espion qu'il est, il essaye de garder son sérieux.
Bill : - Miya... Arrête tes puérilités et redeviens sérieuse.
Mon rire s'accentuent. Entre deux rires, j'arrive à articuler :
Moi : - C'est moi qui suis puérile ??
Bill ne peut plus se retenir, et éclate d'un grand rire.
Bill : - Allez, viens.
Je traverse le couloir, et m'adosse au mur, à côté de lui. Mon rire se dissipe peu à peu. Je le regarde dans les yeux, et dit avec un sourire.
Moi : - Merci.
Bill : - Pour quoi ?
Moi : - J'sais pas... Ca fait à peine un quart d'heure qu'on est ensemble et déjà, tout me parait plus... facile.
Le chanteur me sourit, et nous nous rendons dans sa chambre. Il ouvre la porte, et apparemment, il s'attendait à ce qu'elle soit vide, car il s'arrête en voyant son frère dans un fauteuil.
Bill : - Ah, t'es là.
J'arrive derrière Bill et regarde par-dessus son épaule pour voir ce qu'il se passe. A mon tour, je vois Tom. Je baisse les yeux.
° Non, Miya, tu dois tourner la page. Tourner la page, n'oublie pas °
Je respire profondemment, puis affronte de nouveau le regard du guitariste. Bill entre dans sa chambre, et s'assoit sur son lit. Il nous regarde alternativement, Tom et moi.
Avec un air hautain, je dévisage le dreadé. Celui-ci plisse les yeux. Un silence s'installe, accompagné d'un grand malaise. Enfin, Tom se décide à se lever. Il dit d'une voix ironique, qui ne me plait pas du tout.
Tom : - Bon, vous devez avoir beaucoup de choses à vous raconter.
Je suis toujours devant la porte. Je fais un pas sur le côté pour le laisser passer. Le guitariste s'arrête à côté de moi, me regarde bizarrement, puis sort de la pièce en claquant la porte. Je ne dis rien...
Bill : - Eh ben... on peut voir que Mr Tom Kaulitz est de bonne humeur...
Moi : - Mh.
Je bouge enfin. Je pose mon sac à main sur une petite table et me laisse tomber à côté de Bill. Celui-ci me regarde fixement.
Bill : - Ca va pas trop entre vous deux, hein?
J'hausse les épaules.
Bill : - Il s'est passé quoi dans la loge, hier soir.. avant le concert. Tom n'a rien voulu me dire.
J'hésite à lui raconter... Mais finalement je me lance :
Moi : - On... on a décidé.. Enfin, j'ai décidé, parceque lui c'était fait depuis longtemps apparemment. J'ai décidé de tourner la page et..
Bill * me coupant * : - Il t'a dit ça ?
Je le regarde, surprise.
Moi : - Ben oui. Il m'a dit que... qu'il avait eu le temps de m'oublier.. Enfin, c'genre de truc.
Bill paraît soudainement pensif.
Bill : - Ah..
Moi : - Pourquoi, ça te surprend ?
Bill : - Euuh.. enfin.... Bon, continue.
Moi : - Bill, t'as pas dit non.
Bill : - Continue, je te dis.
Moi : - ..... Ben en fait, ça se résume à ça : je vais tourner la page.
Je me tais un instant. Puis continue de me confier :
Moi : J'ai... j'ai trop souffert au final, avec cette relation. Je pense qu'il vaut mieux que je passe à autre chose. J'vais profiter... On n'est pas jeune toute sa vie, hein ?
Je force un sourire.
<< PdV Bill >>
Miya : - J'ai... j'ai trop souffert au final, avec cette relation. Je pense qu'il vaut mieux que je passe à autre chose. J'vais profiter... On n'est pas jeune toute sa vie, hein ?
Oh Gott, j'ai l'impression d'entendre Tom. Les mêmes mots, la même façon de penser. J'ai un faible sourire en guise de réponse. Perdu dans mes pensées, je me demande si mon jumeau a vraiment eu le temps d'oublier Miya, comme il le lui a dit. J'en doute mais... qui sait ? Tom restera toujours Tom, après tout.
J'ai deviné le petit jeu qui va sûrement s'installer entre eux... Ils vont essayer de rendre l'autre jaloux, chacun leur tour... Et c'est à celui qui craquera le premier.. Je me demande comme ça va se finir. Je joue machinalement avec mes bracelets. Miya semble remarquer mon air songeur :
Miya : - Tu penses à quoi ?
Je réponds en toute honnêteté, comme à mon habitude.
Moi : - A toi et à Tom... J'me demande comment ça va se finir, cette histoire.
Miya : - C'est déjà finit, Bill. Entre lui et moi, il n'y a plus rien.
J'aurais tellement aimé la croire...
Tom : - Toutes ces semaines sans nouvelles... J'ai eu le temps de t'oublier.
Je serre les dents. De simples mots... Et pourtant, assembler dans cet ordre là, et venant de Lui*, il font aussi mal qu'un couteau en plein coeur. Je sens deux sentiments m'envahir : la tristesse et la colère. Je décide de lasser sortir le deuxième, et je dis d'une voix forte.
Moi : - Je ne te comprend pas ! Tu me dis de ne pas t'oublier, mais tu fais tout pour que je le fasse !! J'ai essayé de t'appeller après avoir lu la lettre. Mais non, monsieur à changé de numéro...
Tom : - Des fans avaient mon numéro.
Moi : - Et t'aurais pas pu me prévenir ??
Le guitariste ne dit rien.
Moi : - Mais p*tain Tom, explique- moi !! Où est-ce qu'on en est ??
Tom repose sa guitare à côté de lui, et se lève. Durant un instant, je crois qu'il va sortir de la pièce, mais non. Il se contente de faire quelques pas, avant de s'arrêter, à côté de moi. Je le regarde, attendant une réponse. Mais il hausse simplement les épaules. Je ne réfléchit pas, et le giffle sans prévenir. Il me regarde fixement, ses yeux me clouent sur place. Je regretterais presque mon geste... Presque. On reste silencieux quelques longues secondes. J'ouvre la bouche la première, en reprenant ma voix forte et énervée :
Moi : - Alors comme ça, tu m'as oublié ? Moi j'avais pas le droit, et toi tu t'en donne l'autorisation !!?
Tom : - Miya..
Moi : - Mais quoi ??? Qu'est-ce que tu vas me dire ?? Que t'es passé à autre chose ? Que pour "m'oublier", comme tu le dis si bien tu t'es tapé des dizaines de filles ??
Tom : - Non..
Moi : - Ben vas-y, alors. Dis-moi ce que tu as à dire ! J'suis prête. J'en ai déjà assez reçu pas mal dans la gueule. Tu peux continuer. Un peu plus, un peu moins, après tout !!
Tom : - C'était... c'était dur de partir comme ça. J'avais vraiment le moral au plus bas, après.
Moi * d'une voix ironique * : - Oui, bien sûr.
Tom : - Crois-moi. Tu peux même demander à Bill.
Cet hypocrite à un petit sourire. Je le regarde fixement, attendant qu'il continue.
Tom : - Mais... j'ai finit par t'oublier. C'était un choix. J'ai choisis de t'oublier. Tu.. tu me faisais trop mal.
Je ne dis rien. C'est impossible. Comment peut-on choisir d'oublier quelqu'un ? Pendant toutes ces semaines, moi-même j'ai essayé de chasser Tom de mon esprit.. En vain. Je dis sur un ton très calme :
Moi : - Tu te moques de moi là, non?
Tom me regarde, comme s'il ne comprenait pas.
Moi : - Comment peut-on... "choisir" d'oublier quelqu'un ?? ... T-tu n'es pas le Tom que je pensais.. T'es le Tom des magazines. Celui qui baise, et qui oublie.
<< PdV Tom >>
Miya : - .... T'es le Tom des magazines. Celui qui baise, et qui oublie.
Non, Miya, je n'suis pas comme ça. Je ne suis plus comme ça. Tu m'as fait changer. Je ne pense pas être amoureux. Je ne sais pas ce que c'est, l'amour. J'ai peur de m'engager. C'était plus facile pour moi d'oublier. De t'oublier, d'oublier ton parfum, ta voix, tes baisers, ton souffle dans mon cou, la douceur de ta peau, ton visage, d'oublier ton nom même... J'aurais pu y arriver, oui. Mais le destin en a décidé autrement, et a fait que nos chemins se croisent encore.
Tu pense être la seule qui souffre. Tu te trompes. C'est tellement dur de te voir là, en face de moi. Si tu savais à quel point je suis désolé. Désolé de t'avoir fait espérer, de t'avoir fait attendre.
Mais tant de changements dans ma vie m'effraie. Je veux redevenir comme avant. Je veux faire passer le groupe avant mes histoires de couple.
Oublie-moi. Oublie nous.
J'ai murmuré ces quatre derniers mots, sans même m'en rendre compte.
<< PdV Miya >>
Tom : Oublie-moi. Oublie nous.
Je regarde le guitariste. Il a un air triste et résigné, mais il a quand même murmuré ces mots. Je me mords la langue pour ne pas lacher la réplique acerbe qui me brûlait les lèvres. J'avale ma salive avec difficulté, une boule dans la gorge.
Moi : - Je euuh...
Je baisse les yeux une seconde, puis me reprend en le fixant dans les yeux :
Moi : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?
<< PdV Tom >>
On se regarde dans les yeux, un regard qui en dit long sur ce qu'elle pense.
Miya : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?
Je ne sais pas mentir, encore moins en regardant dans les yeux. Je détourne le regard.
Moi : - Oui... Je... je dois y aller, désolé.
Sans un regard de plus, je reprends ma guitare et marche vers la porte de la loge. Encore une fois, je m'enfuis devant elle. Comme un lâche... Je m'arrête, et respire profondément pour me calmer, mais mon coeur bat à mille à l'heure. Je fais un demi-tour sur moi-même, pour lui faire face. Une dernière fois. Son regard me transperce. Elle garde la tête-haute, malgré tout. Je l'admire, elle donne l'impression que sa fierté et sa force sont incassables. Pourtant, le mal aise est presque palpable.
J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais me ravise. Après tout, que dire de plus ? Je baisse la tête et sort de la pièce, ma Gibson à la main.
Menti. Je lui ai menti. Pourquoi ? Peut-être pour qu'elle ne souffre pas... Ou du moins, qu'elle souffre le moins possible. Je marche à travers le couloir. Machinalement, je passe ma main à l'endroit où j'ai reçu la giffle de Miya. Une voix m'appelle derrière moi.
... : - Tom !
Soulagé, je reconnais la voix de mon jumeau. Je me retourne. Il est seul. Je ne cherche pas à savoir où sont les autres. Je m'approche de lui, sans oser le regarder directement. Je remarque quand même que ses yeux se posent sur ma joue, sûrement rouge. De la honte. Oui, moi, Tom Kaulitz, je ressens de la honte à cet instant. Par pitié, Bill, ne me pose pas des questions... Mon jumeau à l'air d'entendre mes pensées, car il dit simplement :
Bill : - Il faut ... se préparer.
Moi : - J'arrive.
Je le suis dans le couloir. On entre dans une autre loge, où Georg et Gustav sont en train de se faire installer leurs oreillettes. Monika et Sofia sont assises dans un canapé, et sont en train de plaisanter avec les deux G. Quand on entre, tout le monde se tait. Monika à l'air de chercher Miya des yeux.
Monika : - Elle est dans la loge ?
Mon frère hoche la tête, et la jeune fille sort de la pièce. Sans un regard pour personne, je vais m'assoire sur un fauteuil.
<< PdV Miya >>
Moi : - Tu .... tu penses ce que tu dis ?
Tom détourne les yeux, et répond sans me regarder.
Tom : - Oui... Je... je dois y aller, désolé.
Je n'essaye pas de le retenir, je n'en vois même pas l'interêt. Le guitariste s'arrête devant la porte, il se tourne vers moi, et fait mine de vouloir dire quelque chose. Mais il se ravise, et sort de la loge sans un mot. Je bascule ma tête en arrière, et ferme les yeux. Dans ma tête, je me repasse la scène qui vient de se passer. Puis je rouvre les paupières et regarde autour de moi. Je suis seule, encore une fois. La lettre est posée sur le canapé, et j'ai toujours le médiator dans la main. Je remets tout dans ma poche, et sans regrets, je me dis que ça n'en ressortira pas de sitôt. Je me laisse glisser contre le mur, à côté du canapé. Assise par terre, je remonte mes genoux contre moi, et les entoure de mes bras. Je pose ma tête au-dessus, puis je ferme les yeux. Je ne pleure pas, non. Je n'en ai pas envie. Je me contente de réfléchir. Je ne vois pas le temps passer. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis assise là, le dos au mur. Ca pourrait être plusieurs minutes comme quelques heures.
Mais le bruit de la porte qui s'ouvre me tire de mes pensées. J'ouvre les yeux et lève la tête. L'espoir de voir entrer Tom me traverse l'esprit, je dois l'avouer. Mais c'est Monika que je vois entrer et s'avancer vers moi. Elle s'assoit à côté de moi.
Monika : - Ca va ?
Moi : - Gé-nial.
Mon amie passe un bras autour de mes épaules, puis dit avec un sourire :
Monika : - Dis, t'y es pas allé un peu fort ?
Je la regarde en arquant un sourcil, dans un geste d'incompréhension.
Monika : - Sa joue est toute rouge.
On éclate de rire dans un même mouvement.
Monika : - Non, sérieusement, que s'est-il passé ?
Moi : - Les retrouvailles... ne se sont pas passées comme j'avais osé l'espérer.
Monika a une petite grimace.
Moi : - Mais ca va. J'ai réfléchit et... je vais tourner la page. Ca sert à rien de se torturer comme ça. J'vais me comporter avec lui, comme s'il ne s'était rien passé. Je... il va faire pareil de son côté.
La brune me donne une petite accolade.
Monika : - C'est bien.
Elle se lève, puis me tend la main.
Monika : - Viens, le concert va commencer.
Je me redresse à mon tour, puis nous sortons de la loge. J'essaye de paraître normal, mais sans le vouloir, je viens de m'attribuer un rôle, un masque à porter. Faire comme s'il ne s'était jamais rien passé. Est-ce que ça serait si facile que ça ?
On entre dans une autre pièce. Les gars sont tous assis dans des fauteuils. Sofia est en train de redonner un coup de fond de teint à Tom. Je regarde Bill. On s'échange un petit sourire. Un technicien entre dans la loge, un talkie-walkie à la main. Il fait un signe de main aux garçons, qui se lèvent tous.
Bill : - C'est partit.
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Monika et moi sommes au pied d'un escalier en métal. Les gardes du corps, les techniciens, le groupe, tout le monde est présent. Les bras croisées sur ma poitrine, je regarde Tom, qui attend le signal pour monter sur scène. Il a l'air stressé ça se voit. Bien pâle sous son fond de teint, il essaye de se donner une contenance, et replace correctement la sangle de sa guitare sur son épaule. Je croise son regard. Sans savoir pourquoi, je souris, mais essaye de le cacher. Je fais mine de remettre ma ballerine, puis je me redresse. Tom ne me regarde plus, il a fermé les yeux. Les lumières s'éteignent dans la salle. Des hurlements, de plus en plus fort. Je tourne les yeux vers Monika, qui a un grand sourire accroché aux lèvres. On s'y croirait. Je tends l'oreille et remarque que les cris hystériques de la salle se transforment en "Wir wollen Tokio Hotel !". Je vois les lèvres du guitariste s'étirer en un petit sourire. Gustav monte sur scène, encore cachée par des plaques en métal. Il est suivit de Georg. C'est au tour de Tom. Il me jette un dernier regard, expire un bon coup, et monte les marches. De notre place, on le voit encore, sur le côté de la scène, caché derrière sa plaque. On voit aussi une partie de la salle. Monika me donne un petit coup de coude, et on voit Bill stresser dans son coin. Il doit passer par une entrée spéciale. On rigole, il nous entend. Il se force à sourire, mais ça se transforme en petite grimace. On lui crie que ça va bien se passer, il lève le pouce, et un technicien lui fait signe d'y aller. Je reporte mon attention sur Tom. Je le vois jeter un coup d'oeil à Gustav, puis à Georg. Ils rigolent en faisant un signe de tête. Il n'y a toujours aucune lumière. Tout à coup, l'intro commence. Des bruits de pas, puis des battements de coeur. J'ai l'impression que c'est les miens, je me balance d'un pied sur l'autre, je stresse. Je ne sais pas exactement pourquoi. L'intro continue : un bruit de porte qui grince. Les cris dans la salle redouble d'empleur. C'est énorme de voir tous ces bras levés, n'attendant qu'une seule chose : que le groupe apparaisse. "Willkommen in Tokio Hotel... Zimmer 483...". Cette voix grave résonne dans ma tête. "Zimmer 483... zimmer 483... 483". Une soudaine lumière blanche éclaire la scène, Tom et Georg se mettent en même temps à leur place. Au moment où le guitariste commence à jouer les premiers accords de Übers Ende Der Welt, les plaques de métal se lèvent lentement.
Le concert commence. J'ai la chair de poule en regardant Tom. Il a les yeux baissés vers sa guitare, comme s'il n'osait pas les lever. Mais finalement, il finit par balayer la salle du regard. Même d'ici, on peut voir des étoiles naître dans ses yeux, les faisant pétiller.
Bill apparaît enfin, sur une plate-forme qui se dresse face à la salle. Il est dans son élément, ça crève les yeux. Gustav est derrière sa batterie. Je crie à Monika, pour couvrir le bruit de la musique :
Moi : - Gustav à l'air en forme !!
Mon amie regarde le batteur et me répond :
Monika : - Ouais, il a l'air de ne plus trop avoir mal au ventre !
Moi : - Quoi ?
Monika : - Ouais, t'sais depuis la boîte de nu...
Mon amie s'arrête, regarde le batteur, et reprend :
Monika : - Tout à l'heure, Bill m'a dit qu'il souffrait de maux de ventre.
Moi : - Ah..
Je fronce les sourcils. Je n'ai pas très bien compris pourquoi Monika a faillit dire "depuis la boîte de nuit". Aucun souvenir ne m'est revenu, encore, et ça commence à m'inquiéter... Mais ce n'est pas tellement le moment de penser à ça. Je reporte mon attention sur le concert qui se déroulait sous mes yeux.
Ils sont fait pour ça. Tom veut faire passer le groupe avant le reste. Il a raison.... Je vais essayer de faire comme lui, je vais oublier ce qu'on a vécu tous les deux, je vais faire comme avant, comme quand on était juste des amis qui ne se prenaient pas la tête.
Le concert tire à sa fin. Les garçons vont attaquer la partie accoustique. On les voit quitter la scène. Tom, puis Georg, puis Gustav et enfin Bill passe à côté de nous. Ils ne nous remarquent à peine. Il échangent quelques mots, boivent un peu d'eau, prennent des serviettes. Le chanteur met la sienne autour de son cou, puis il nous cherche du regard. Il nous adresse un grand sourire. Sur la scène plongée dans le noir, on voit des personnes s'affairer à emmener une batterie pour Gustav sur l'avant-scène. D'autre ammène des tabourets, un autre micro. Quelques minutes plus tard, les jumeaux montent sur scène pour jouer In Die Nacht. Tom s'amuse à jeter un peu d'eau sur les fans, pendant que son frère fait des signes de main. Le chanteur crie quelques "Danke Schön", puis les deux s'installent sur leurs tabourets. Gustav et Georg nous rejoignent près des escaliers. On leur dit que le concert est fantastique, ils nous remercient, puis nous nous taisons pour écouter la chanson de Bill et Tom. Ils sont magnifiques, je trouve. Bill chante en regardant son frère, qui est concentré sur sa guitare. Plusieurs peluches attérissent à leurs pieds. Tom rigole, regarde les fans. On ressent l'émotion de cette chanson. Je sens ma gorge se serrer pendant que les jumeaux attaquent le dernier refrain. Il y a moins de cris dans la salle, pour cette chanson. Les derniers accords... Georg et Gustav se préparent à remonter sur scène...
Les garçons en sont à Rette Mich. Cette chanson qui est tellement belle et importante pour moi. Je sens mes jambes faiblirent. Après tout, nous n'avons pas bougé depuis le début du concert. Je m'avance pour m'assoire sur une des marches en métal. Je vois Saki prêt à m'arrêter, mais je lui fais signe que je reste ici. Il hoche la tête, et n'insiste pas. D'ici, je vois encore mieux l'avancée de la scène. Ils* sont là, en train de jouer cette magnifique mélodie. Je ne peux pas la retenir : cette unique larme qui s'échappe de mon oeil, pour glisser sur ma joue. La chanson est bientôt finit, quand Tom se retourne sur son tabouret pour nous faire face. Il continue de jouer, en nous cherchant des yeux. Il nous voit, ses yeux accrochent les miens comme des aimants. Ce contact ne dure que quelques secondes. Le guitariste reprend bien vite sa place initiale, face à la salle...
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On est dans une voiture qui nous emmène à l'hôtel des garçons. En effet, le groupe à demander à ce qu'on les attende là-bas après le concert. Au début, j'ai refusé. Je ne voulais pas. Je ne veux pas redevenir aussi proche d'eux que je ne l'étais auparavant. Ca m'a fait trop de mal. Mais j'ai finit par céder sous les demandes de Monika. Le concert était à peine finit quand on nous a dit qu'il fallait y aller maintenant, pour éviter au maximum les fans. Ce qui fait qu'on a pas eu le temps de voir le groupe entre temps.
On arrive enfin à l'hôtel. Les gardes du corps nous escortent jusqu'à l'accueil pour que l'hôtesse nous délivre les numéros des chambres du groupe. Un des vigils nous propose d'attendre les garçons dans la chambre de Bill. Monika accepte avec plaisir. Moi, je ne dis rien. Je me contente de suivre le mouvement... On monte dans l'ascenceur. On traverse un couloir, puis un autre, et on s'arrête enfin devant une porte. On entre dans la magnifique suite de Bill. Les vigils nous laissent là.
Monika * en regardant autour d'elle * : - Et ben dis donc, y en a qui s'en font pas.
Moi * sans un sourire * : - Mh.
Monika : - Ca va pas ?
Moi : - J'ai peur.
Monika : - De quoi ?
Je ne répond pas tout de suite. Je vais ouvrir la baie vitrée. Je regarde par-dessus la balustrade, qui donne sur la rue.
Moi : - Que ca recommence.
Mon amie ne dit rien, et s'assoit dans un fauteuil situé à côté de la fenêtre.
On attend un long moment qui me semble une éternité. Je suis devant la grande fenêtre, silencieuse, quand la porte s'ouvre enfin. Bill entre, tout content.
Bill : - Ah, vous êtes là !
Monika : - Le concert était super !!
Bill : - Merci..^^
Le chanteur me regarde. Je lui tourne toujours le dos.
Bill : - Heummm Miya, ca va ? Enfin, j'veux dire, avec Tom, et tout ça.
Je tourne les talons et le regarde. Je répond le plus naturellement possible.
Moi : - Oui, on s'est arrangé.
Bill * en rigolant * : - Oui, j'ai cru comprendre.
Il doit sûrement faire allusion à la giffle. Je souris, et le brun annonce.
Bill : - Bon, j'vais chercher les autres.
Il sort de la pièce, et revient une petite minute plus tard, avec le reste du groupe. Je ne jette pas un seul regard à Tom.
Georg : - On sort, ce soir ?
Tom : - Ouais !
Bill * en s'adressant à Monika et à moi * : - Vous venez avec nous ?
Je vois le guitariste me regarder, l'air inquiet. Oh, t'en fais pas, je ne viendrais pas, j'en n'avait pas envie de toute façon.
Monika : - Oh ouii ! Pour moi, aucun problème ! Miya ?
Moi : - Non, j'suis fatiguée. J'vais rentrer à mon hôtel, et je vais aller me coucher.
Bill : - Mais... T'es sûre ?
Moi : - Oui certaine.
Je sens toujours le regard de Tom planté sur moi. Je n'en peux plus. La même impression qu'à l'hôpital : l'air est trop lourd, j'étouffe. Sans prévenir, je m'écarte de la fenêtre, et marche à toute vitesse vers la porte. Ils n'ont pas le temps de réagir que je suis déjà dans le couloir. J'appuis plusieurs fois sur le bouton de l'ascenceur. Arrivée dans le hall, je me dépêche de sortir du bâtiment. J'arrive dans la rue. Un taxi passe, il ne me voit pas. Je lache un juron, puis j'entend une voix qui m'appelle.... d'en haut.
Monika : - Miyaa !!!
Je lève les yeux. Monika est au balcon de la chambre de Bill.
Monika : - Tu fais quoi ??
Je ne réponds pas, un autre taxi arrive. Je lui fait signe. Il ralentit et s'arrête devant moi. Je grimpe dans le véhicule, soulagée.
La tête posée contre la vitre, je me dis que je ne peux plus les revoir. C'est trop dur. Mon esprit vagabonde de pensée en pensée. Je me rappelle que je n'ai toujours pas les nouveaux numéros de portable des jumeaux. Puis je me reprends : ça ne me servirait plus à rien, de toute façon..
Mon téléphone vibre dans ma poche. Je regarde l'écran. Monika essaye de m'appeller. Je laisse sonner. De toute façon, je sais ce qu'elle va me dire "Pourquoi t'es partie comme ça ? Reviens."
Durant le trajet jusqu'à mon hôtel, mon téléphone sonne plusieurs fois. Je surprend le regard agacé du chauffeur dans le rétroviseur.
J'arrive enfin dans ma chambre d'hôtel. Je sors mon portable de ma poche. D'inombrables appels manqués. Enormément de Monika, mais aussi quelques uns venant de numéros masqués. Je vois aussi un message non-lu. Il m'indique que j'ai un nouveau message dans ma boîte vocale. J'hésite un long moment, puis finalement, je vais l'écouter.
Message : - Miya...? C'est Bill. Euuuh, j'sais pas trop pourquoi t'es partie comme ça. On a dit quelque chose de mal ou ...? Enfin bon, euuh.. J'aimerais que tu viennes à l'hôtel demain. En fait, j'aimerais qu'on passe un p'tit moment tous les deux, juste toi et moi. On pourra parler... Vers 13h.... ? J'espère que tu viendras. Tu peux m'appeller sur le portable de Monika si t'en as envie. J'te redonnerai mon numéro de portable demain si on se voit. Bisous...
Je raccroche et lance mon portable sur mon lit. Je ne sais pas encore si j'irai. Je décide d'aller prendre une douche avant d'aller me coucher. Je vais dans la salle de bain. Je me déshabille et me regarde dans le miroir. J'ai repris un peu de poid, mais je suis toujours très maigre... Je soupire et me glisse dans la douche. Je reste un long moment à laisser couler l'eau chaude sur mon corps. Ca me détend, j'arrive presque à oublier tous mes soucis...
Je sors et enfile un peignoir blanc. Je me remonte les cheveux à l'aide d'une pince, puis sors de la salle d'eau. Je ne sais pas quoi faire. Tout à l'heure j'étais fatiguée, mais là, la douche m'a réveillé et je n'ai plus envie d'aller me coucher. La télé... non, pas envie non plus. J'ouvre la baie vitrée et sors sur le balcon. Le vent est glacial, et me fait frissoner. Mais je reste là, à regarder les phares des voitures. J'imagine les garçons et Monika dans l'une d'elles, en train de se diriger vers une boîte de nuit. Je secoue la tête, et retourne dans ma chambre. Je vais me sécher rapidement les cheveux, j'enfile ma nuisette, et vais directement me coucher.
Je mets un long moment à trouver le sommeil, repensant à cette journée. Tellement de choses se sont passées.. J'ai l'impression que j'ai quitté la France depuis une éternité...
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J'ouvre les yeux. La veille, je n'avais pas fermé les volets et ce matin, le soleil s'engouffre dans la chambre sans retenue. Je cligne plusieurs fois des paupières, puis me lève pour aller regarder par la fenêtre. Oh non, je dois être en train de rêver... Un tapis blanc recouvre les rues de Berlin, et la neige tombe en gros flocons sur la ville. Je me pince, mais non, c'est bien réel.
Moi : - Oh, c'est pas vrai...
Non, j'aime la neige, sauf quand elle arrive de façon inattendue. Je regarde l'heure. Il est près de 1Oh. Je prend mon portable et remarque que j'ai encore un appel manqué. Monika. Cet appel me fait penser que je ne sais toujours pas si je vais rejoindre Bill, aujourd'hui.
Je m'habille, songeuse. Je choisis un jean un peu évasé sur le bas, et un pull à lignes noires et blanches, avec capuche.
Je me décide enfin. J'irais voir Bill. Il me manque, et passer un petit moment avec lui me ferait du bien. J'appelle l'accueil pour me faire monter un petit déjeuner. Séjourner dans un hôtel de luxe.. autant profiter, non ? Je déjeune sur mon lit, devant la télé.
Vers 12h, j'enfile des bottes beiges à talons, je prends mon sac à main, et sors de l'hôtel. A ma grande surprise, il fait un soleil radieux, mais il continue de neiger... Je remonte ma capuche sur mes cheveux et commence à trainer dans les rues. J'ai décidé de partir en avance, au cas où j'ai quelques soucis en chemin. Mon téléphone sonne dans ma poche. Un nouveau message, avec un numéro que je ne connais pas.
<< Coucou, c'est Bill. Toujours pas de nouvelles de toi... J'espère que tu viendras quand même. Bisous. >>
Je souris, et enregistre son nouveau numéro dans mon répertoire. Je décide de ne pas le prévenir de mon arrivée, et continue ma marche dans les rues de Berlin. Maintenant, je sais à peu près où se trouve leur hôtel, même si je ne sais plus exactement le chemin pour y arriver. Au bout d'un moment, j'arrive à un carrefour, et me retrouve confronté à un choix : à gauche, à droite, ou tout droit ? .... Je m'arrête et soupire. A ce moment-là, deux jeunes filles passent à côté de moi. Vu leur allure, elles sont assez préssées. Sans trop le vouloir, j'entend un bout de leur conversation.
Fille 1 : - Bon, leur hôtel, ta copine nous a dit que c'était où déjà ?
Les deux filles s'arrêtent à quelques mètres devant moi. La deuxième demoiselle regarde rapidement autour d'elle. Puis elle dit en désignant la rue qui partait vers la droite.
Fille 2 : - Il me semble que c'est par là.
Sans attendre, les deux jeunes filles reprennent leur marche. J'hésite à les suivre. Après tout, ce n'est pas parcequ'elles ont un style rock-gothique qu'elles sont fans et qu'elles se dirigent vers l'hôtel de Tokio Hotel... Mais ça fait quand même beaucoup de coïncidences...
Je prends alors la route de droite, et bientôt, je reconnais le quartier. Une petite demie-heure plus tard, je sens que j'arrive aux environs de l'hôtel. En effet, je reconnais la grande bâtisse. D'ailleurs, l'entrée de celle-ci est bloquée par des dizaines de fans, qui attendent devant les portes. Je me mors la lèvre inférieure. Les choses se compliquent. Moi qui avait eu l'espoir stupide que j'allais rentrer calmement dans l'hôtel, et attendre le chanteur dans le hall... c'est raté. Je replace correctement ma capuche sur mes cheveux et glisse mes mains dans mes poches. Il ne me reste qu'une solution. Je sors mon portable et appelle Bill. Au bout de quelques sonnerie, le jeune homme décroche.
Bill : - Oui ?
Sur le coup, je crois reconnaître la voix de Tom. Mes doigts se crispent sur mon téléphone. Je dit à voix basse, en avisant une fille passant à côté de moi.
Moi : - Mh, Bill ?
Bill : - Miya ! Ca fait plaisir de t'entendre. Où es-tu ?
Moi : - En bas...
Je lève machinalement les yeux vers l'hôtel, puis je regarde les fans agglutinées devant les portes.
Bill : - Ah ok... Il y a pas mal de fans, non ?
Moi : - Oui pas mal, on peut dire ça comme ça.
Bill : - Bon je m'occupe de tout.
Sur ce, il me raccroche au nez sans que j'ai le temps d'ajouter quelque chose.
° Bon ben au moins c'est clair... °
Je me demande ce que je dois faire. M'approcher le plus possible des portes, ou rester en retrait ? Je choisis la deuxième option, et reste sur le trottoir en face de l'hôtel. Je souffle dans mes mains pour les réchauffer, il ne fait vraiment pas chaud aujourd'hui.
Des cris attirent mon attention :
Fan : - Regardeeeez ! Ya Tom à la fenêtre !!!
Je lève la tête tellement brusquement que j'en ai mal à la nuque. En effet, Tom est bien là, à la fenêtre de sa chambre. Apparemment, il cherche quelque chose, ou quelqu'un des yeux. Nos regards se croisent. Je le vois sourire.
Fan : - Il m'a souriiiit !!
J'arque un sourcil, sans lacher le guitariste des yeux. Celui-ci lève ses deux mains, comme pour faire signe d'attendre. Il disparait de notre champ de vision, et revient quelques instants plus tard, le portable à la main. Les fans crient encore et encore... Tom colle soudainement son portable à son oreille et, à mon grand étonnement, j'entends mon portable vibrer dans mon sac. Je le sors et vois sur l'écran qu'un numéro masqué essaye de m'appeller. Je regarde de nouveau le jeune homme, qui me fait signe de décrocher. En essayant d'avoir une voix froide et sèche, je réponds.
Moi : - Ouais ?
Tom : - C'est Tom.
Moi : - Ca j'ai bien compris. Tu fais exprès de m'apeller en privé pour que j'ai toujours pas ton nouveau numéro ou c'est totalement involontaire ?
J'ai prononcé ces derniers mots avec tout le mépris que je peux laisser paraître. Sans lui laisser le temps d'en placer une, j'enchaîne.
Moi : - Pourquoi c'est toi qui m'apelle ? Où est Bill ?
Je lève les yeux vers Tom, qui est toujours perché à sa fenêtre. Il ne sourit plus, son visage est fermé, sans aucune expression particulière. Je continue :
Moi : - C'était lui que j'étais venue voir au départ...
Le jeune homme parle enfin :
Tom : - Je sais bien. C'est pour ça que j't'apelle.
Il fait une petite pause, puis reprend :
Tom : - Il t'attend dans la cour de derrière. Essaye d'être discrète en faisant le tour du bâtiment.
Moi * en le coupant à moitié * : - Merci, je sais être discrète.
Sans un mot de plus, je raccroche et range mon téléphone. Je lève les yeux vers la fenêtre de Tom. Je le vois écarter lentement son portable de son oreille. Il me jette un regard glacial, puis rentre dans la chambre, en refermant la fenêtre. Les fans lâchent des soupirs déçus. Je ne m'attarde pas, et commence à marcher sur le trottoir, en essayant d'avoir une allure normale. Je fais mine de continuer au bout de la rue, mais au dernier moment, je tourne pour contourner le bâtiment.
Quelques minutes plus tard, j'arrive enfin dans cette fameuse cour... qui est déserte. J'arque un sourcil. J'espère pour Tom qu'il ne s'est pas foutu de moi... sinon ça risque de mal aller. Mais à cet instant précis, je vois une porte s'entr'ouvrir. Une masse de cheveux noirs en épis passe par l'embrasure. Les yeux noisettes de Bill parcourent la cour, et s'arrêtent sur moi. Il sourit, et me souffle :
Bill : - Miya. Viens vite là.
Je me dépêche de le rejoindre, il s'écarte pour me laisser entrer, et referme la porte derrière nous. Il m'adresse un sourire rayonnant :
Bill : - C'est bien que tu sois là.
Je ne répond rien, et regarde l'endroit dans lequel j'ai attérit. On est au bout d'un couloir mal éclairé, et vu l'odeur qui y règne, on doit être près des cuisines... Je retrousse le nez.
Bill : - Euuh ouais, ça sent pas très bon. Viens, on monte.
Il me prend la main pour m'entraîner, mais je ne bouge pas. Il me regarde avec un air étonné.
Moi : - "On monte" ? Ca veut dire qu'on ne sort pas de l'hôtel ? Bill, on était sencé être au calme...
Le chanteur a une grimace embêtée.
Bill : - J'suis désolé. Il y a trop de fans dehors pour le moment. Les gardes du corps nous interdisent de sortir. Même pour venir te chercher ici, j'ai du passer dans leur dos.
Je suis un peu déçue, mais essaye de comprendre la situation.
Bill me guide jusque dans les étages. On prend les escaliers pour éviter les gardes du corps. Arrivé devant la porte de l'étage où se situe sa chambre, il s'arrête et se tourne vers moi. Il me dit en chuchotant :
Bill : - Bon, t'as déjà vu les films Mission Impossible ?
Je retiens un petit rire.
Moi : - Bill, c'est ridicule.
Bill : - Nan, j'te promets, 'faut faire pareil... Du genre regarder à chaque angle de mur pour vérifier que la voie est libre.. T'es prête ?
J'hoche la tête en souriant. Son côté enfantin m'a toujours amusé...
Bill : - Let's go.
Il ouvre la porte et passe la tête pour voir s'il y a quelqu'un.
Moi : - Eh Billou, avec ta touffe, dans le genre discret, j'ai vu mieux, hein.
Bill : - Chuuut, tu vas faire échouer la mission.
Le brun sort de la cage d'escalier, et s'introduit dans le couloir avec la démarche d'un agent secret. De ma place, je l'observe, et trouve la situation tellement stupide que je suis prise d'un fou rire incontrolable. Je plaque ma main contre ma bouche pour essayer de faire le moins de bruit possible. Bill est collé contre le mur en face de moi. Il à l'air également au bord du fou rire, mais en bon espion qu'il est, il essaye de garder son sérieux.
Bill : - Miya... Arrête tes puérilités et redeviens sérieuse.
Mon rire s'accentuent. Entre deux rires, j'arrive à articuler :
Moi : - C'est moi qui suis puérile ??
Bill ne peut plus se retenir, et éclate d'un grand rire.
Bill : - Allez, viens.
Je traverse le couloir, et m'adosse au mur, à côté de lui. Mon rire se dissipe peu à peu. Je le regarde dans les yeux, et dit avec un sourire.
Moi : - Merci.
Bill : - Pour quoi ?
Moi : - J'sais pas... Ca fait à peine un quart d'heure qu'on est ensemble et déjà, tout me parait plus... facile.
Le chanteur me sourit, et nous nous rendons dans sa chambre. Il ouvre la porte, et apparemment, il s'attendait à ce qu'elle soit vide, car il s'arrête en voyant son frère dans un fauteuil.
Bill : - Ah, t'es là.
J'arrive derrière Bill et regarde par-dessus son épaule pour voir ce qu'il se passe. A mon tour, je vois Tom. Je baisse les yeux.
° Non, Miya, tu dois tourner la page. Tourner la page, n'oublie pas °
Je respire profondemment, puis affronte de nouveau le regard du guitariste. Bill entre dans sa chambre, et s'assoit sur son lit. Il nous regarde alternativement, Tom et moi.
Avec un air hautain, je dévisage le dreadé. Celui-ci plisse les yeux. Un silence s'installe, accompagné d'un grand malaise. Enfin, Tom se décide à se lever. Il dit d'une voix ironique, qui ne me plait pas du tout.
Tom : - Bon, vous devez avoir beaucoup de choses à vous raconter.
Je suis toujours devant la porte. Je fais un pas sur le côté pour le laisser passer. Le guitariste s'arrête à côté de moi, me regarde bizarrement, puis sort de la pièce en claquant la porte. Je ne dis rien...
Bill : - Eh ben... on peut voir que Mr Tom Kaulitz est de bonne humeur...
Moi : - Mh.
Je bouge enfin. Je pose mon sac à main sur une petite table et me laisse tomber à côté de Bill. Celui-ci me regarde fixement.
Bill : - Ca va pas trop entre vous deux, hein?
J'hausse les épaules.
Bill : - Il s'est passé quoi dans la loge, hier soir.. avant le concert. Tom n'a rien voulu me dire.
J'hésite à lui raconter... Mais finalement je me lance :
Moi : - On... on a décidé.. Enfin, j'ai décidé, parceque lui c'était fait depuis longtemps apparemment. J'ai décidé de tourner la page et..
Bill * me coupant * : - Il t'a dit ça ?
Je le regarde, surprise.
Moi : - Ben oui. Il m'a dit que... qu'il avait eu le temps de m'oublier.. Enfin, c'genre de truc.
Bill paraît soudainement pensif.
Bill : - Ah..
Moi : - Pourquoi, ça te surprend ?
Bill : - Euuh.. enfin.... Bon, continue.
Moi : - Bill, t'as pas dit non.
Bill : - Continue, je te dis.
Moi : - ..... Ben en fait, ça se résume à ça : je vais tourner la page.
Je me tais un instant. Puis continue de me confier :
Moi : J'ai... j'ai trop souffert au final, avec cette relation. Je pense qu'il vaut mieux que je passe à autre chose. J'vais profiter... On n'est pas jeune toute sa vie, hein ?
Je force un sourire.
<< PdV Bill >>
Miya : - J'ai... j'ai trop souffert au final, avec cette relation. Je pense qu'il vaut mieux que je passe à autre chose. J'vais profiter... On n'est pas jeune toute sa vie, hein ?
Oh Gott, j'ai l'impression d'entendre Tom. Les mêmes mots, la même façon de penser. J'ai un faible sourire en guise de réponse. Perdu dans mes pensées, je me demande si mon jumeau a vraiment eu le temps d'oublier Miya, comme il le lui a dit. J'en doute mais... qui sait ? Tom restera toujours Tom, après tout.
J'ai deviné le petit jeu qui va sûrement s'installer entre eux... Ils vont essayer de rendre l'autre jaloux, chacun leur tour... Et c'est à celui qui craquera le premier.. Je me demande comme ça va se finir. Je joue machinalement avec mes bracelets. Miya semble remarquer mon air songeur :
Miya : - Tu penses à quoi ?
Je réponds en toute honnêteté, comme à mon habitude.
Moi : - A toi et à Tom... J'me demande comment ça va se finir, cette histoire.
Miya : - C'est déjà finit, Bill. Entre lui et moi, il n'y a plus rien.
J'aurais tellement aimé la croire...
![.o0° 27 °0o. [ Partie 2 ]](http://bb.img.v4.skyrock.net/bb7/o0-fanfictionth-0o/pics/1892043273_small_1.jpg)